Mercredi 05.08: Le Landmannalaugar!


Mercredi 05 août 2015


Pour cette troisième journée en Islande qui débute, nous avons droit déjà à une petite exception: je suis le premier debout! Il est 6H30, tout le monde dort encore à point fermé, je me lève en douceur, et peux profiter en solo de la beauté du moment. En effet, non seulement le cottage se révèle très lumineux en cette belle matinée, ce qui n’est pas fait pour me déplaire, mais je peux également profiter de cet instant ou je suis seul pour effectuer une petite sortie sur la terrasse. Il fait certes relativement frais, mais il y a de très belles éclaircies, mais en plus le vent n’a pas encore fait son apparition. Non mais quelle feignasse celui-là vous ne trouvez pas?!

La vue depuis la terrasse est absolument splendide, et même l’esprit encore quelque peu embrumé je pense à sortir mon appareil pour faire quelques clichés.

IMG_5220Sympathique terrasse!

IMG_5219Avec vue sur océan de verdure!

IMG_5239Vous en doutiez encore?

La maisonnée finit par se réveiller paisiblement, petit-déjeuner tout en douceur pour nous. En douceur oui, mais pas trop quand même, nous partons pour une journée entière d’excursion, aussi nous ne traînons pas trop! Tout le monde se prépare et met la main à la pâte pour préparer sandwichs et denrées qui seront servies au pic-nic prévu ce midi. En effet, j’en parlais en fin du précédent article, aujourd’hui nous partons encore plus dans l’intérieur des terres, à l’assaut des pentes du Ladmannalaugar.

Ce site est unique en son genre offre une variété de paysages, de couleurs, et de sensations comme seule l’Islande peut en offrir. Point de départ de nombreuses randonnées variant de 1heure à plusieurs jours, le Landmannalaugar est un terrain de jeu ydillique non seulement pour les marcheurs, mais aussi pour les photographes. Bon, nous devons l’avouer, nous ne correspondons pas vraiment au profil de ces deux catégories, disons que nous sommes un tout petit peu des deux. On fera juste notre maximum pour que cela ne se voit pas trop auprès des vrais marcheurs.

Il est environ 8H30 lorsque nous prenons la route, pour un trajet qui va nous prendre pas mal de temps, mais qui devrait nous offrir de très beaux paysages. Nous partons par la route n°32, sans aucune difficulté, que nous empruntons jusqu’à sa fin, pour ensuite bifurquer vers le Sud, par la F26, afin de pouvoir rejoindre notre terre promise. Si la n°32 se révèle effectivement très jolie et offrant de magnifiques panoramas, on notera surtout que nous effectuons nos premiers tours de roue sur piste sur la F26. Et quelle piste! Très caillouteuse, nous sommes bien heureux d’avoir un 4×4 sur cette route, les pièges sont nombreux, et nous sommes parfois pas mal secoués. Enfin, cela ne dérange pas forcément Léon, qui s’endort comme un chef au bout d’un moment, pour ne refaire surface qu’en dernière partie du trajet. Une fois le trajet sur la F26 terminé, nous passons donc sur le dernier tronçon, qui là pour le coup devient carrément génial. Champ de lave, ambiance sombre et contrastée, on en prend plein les yeux! Mais la petite cerise sur le gâteau, et que je n’avais pas forcément prévue au départ, ce sont les franchissements de gués! J’avais pourtant lu pas mal de textes et vu pas mal de vidéos sur internet afin de pouvoir éviter les pièges, se retrouver face à son premier gué, c’est quand même une sensation bizarre.

Et pour ce premier franchissement, c’est Nathalie qui a la primeur de cet évènement, puisque c’était son tour de conduire.  Alors petit récapitulatif: passage en vitesse courte, évaluation de la profondeur de l’eau et du courant, interdiction formelle de passer des vitesses lors de la traversée (sous peine de noyer le moteur), prendre un peu de vitesse et toujours garder de la motricité, blablablah, et patati et patata, je n’ai même pas fini mon roman sur les dangers du franchissement de gué que Nathalie se lance franchement dans le grand bain. Magnifique réussite, et excitation à son comble dans tout l’habitacle, même si après coup on réalisera qu’il était sans danger, on ne peut s’empêcher de se regarder, tout sourire. Au final, nous en franchirons plusieurs chacun, et c’est tant mieux, pas de jaloux! Voici en bonus une petite vidéo d’un franchissement!

La fin du trajet relève du pur bonheur, c’est un spectacle de chaque instant. La seule chose qui nous titille un peu, c’est la météo, on sent bien qu’on oscille entre le gris et le très gris, voir très très gris, mais bon, nous ne sommes pas du genre à faire demi-tour si facilement.

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IMG_5272Non non, il fait super bon, nous n’avons pas froid du tout!

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Hormis la grisaille du ciel, les couleurs sont magiques!

C’est sur les coups de 11H-11H30 que nous arrivons sur le site du Landmannalaugar, accueillis par une belle averse, et la levée du vent. La question se pose de savoir si l’on part de suite pour une randonnée ou bien si l’on attend encore un peu, après tout, pour l’avoir lu à maintes reprises, « Si le temps en Islande ne te convient pas, attends 5min ». Nous décidons sagement de rester dans la voiture, et de nous restaurer. Au menu, sandwichs, mais surtout une spécialité délicieuse de l’Islande, qui va nous donner toute l’énergie nécessaire pour la suite de la journée: du Skyr! Vraiment, si vous n’avez rien contre les produits laitiers, il faut que vous goûtiez au Skyr, c’est absolument merveilleux (parenthèse « Les produits laitiers, des sensations pures » terminée). Après nous être délectés donc de nos skyrs respectifs, nous nous préparons à partir. Si vous vous souvenez bien, on souhaite passer incognito… Et bien c’est manqué: j’ai oublié mon bonnet (la honte), et nous avons omis également les gants de Léon (la honte internationale). Et il ne fait vraiment pas très chaud, ce qui a le don de m’énerver contre moi même!

Coup de bol, au point information ainsi qu’au petit relai du campement de base (cherchez les gros camions, on ne peut pas les manquer), on peut trouver quelques produits, dont un bonnet, et une paire de gant en laine, bien trop grande pour Léon, mais au moins il sera protégé. Bâtons de marche en main, nous optons pour la randonnée la plus courte, ne voulant pas présumer de nos forces. C’est Nathalie qui attaque la marche avec Léon sur le dos, nous commençons à suivre les piquets blancs… qui finissent par disparaître, pour laisser la place à des piquets bleus. Nullement affolés, nous poursuivons notre route, et finissons quand même, au bout de quelques centaines de mètre par nous rendre compte que le sentier bleu est bien plus compliqué et long que le blanc, et qu’il nous faut rebrousser chemin.

IMG_5281Malgré le ciel, la sensation reste magique!

IMG_5284A ce moment là, nous sommes sûrs de nous!

IMG_5290Sûrs de nous, si si!

Nous trouvons finalement l’accès à la piste blanche que nous recherchions, nous n’avons perdu que 45min au final, enfin, pas totalement perdus non plus, vu le paysage. Je prends Léon sur mon dos, afin de ne pas trop nous fatiguer, et ce coup-ci c’est la bonne, en route! Névés, cours d’eau, champ de lave, montagnes colorées au possible, fumerolles, c’est tout simplement grandiose. Le temps a beau toujours être aussi incertain, oscillant entre bourrasques et fine pluie, le plaisir est total. Arrivés au niveau des fumerolles, l’odeur semble incommoder Nathalie et Marie-Line, Léon est plus focalisé sur le fait de descendre et gambader que sur l’odeur, de mon côté n’ayant plus d’odorat suite à plusieurs opérations des sinus cela ne fait aucune différence. J’en profite donc pour immortaliser l’instant, on peut avoir une très belle vue sur la vallée. Magique, je me répète je sais, mais vraiment, quel plaisir que d’être ici, tous ensembles!

IMG_5297 Ce coup-ci, c’est la bonne!

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IMG_5344 Qui oserait se plaindre d’une vue pareille?

Toutes les bonnes choses ayant une fin, nous reprenons le chemin du retour, et redescendons vers le campement de base. Cela fait déjà un petit bout de temps que nous sommes partis (enfin, 2h quoi), et on ne voudrait pas tirer trop sur nos organismes, et jouer trop avec la bonne volonté de Léon. Mais que dire de plus si ce n’est que nous n’avons aucun regret d’être venus, que ce site est absolument splendide! Arrivés proche du campement, nous faisons une halte près de chevaux, c’est toujours l’occasion de passer un bon moment pour notre petit bonhomme, mais aussi pour nous, qui n’avions pas encore pu approcher de près les fameux chevaux islandais. Oui, un nouveau symbole, c’est ça!

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De retour à la voiture, on ne peut s’empêcher de prendre un moment pour respirer un bon coup, reposer un peu nos jambes, avant de reprendre la route. On avait nos maillots de bain avec nous au cas ou on souhaiterait se baigner dans la source naturelle qui est à 40°, mais franchement, le temps c’étant encore dégradé, on ne se fait pas prier et nous décidons de rentrer. D’autant que nous allons pouvoir assouvir notre soif de franchissement de gués. De vrais gamins je ne vous le fais pas dire!

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Si les franchissements de gués ne nous posent aucun soucis à l’aller comme au retour, et que nous sommes toujours subjugués par la beauté des paysages de la piste reliant le Landmannalaugar à la F26, on ne peut pas en dire autant pour cette dernière! Le chemin n’ayant pas été miraculeusement entretenu pendant la journée, la piste est un véritable souffre douleur pour nos jambes et nos royaux fessiers! Vraiment rude cette portion de route, encore heureux que nous ayons notre 4×4 pour amortir un peu tout ça! Mais soyons clairs, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette piste!

Le reste du trajet se fait dans le calme, nous repasserons devant les paysages que nous avions vu durant le trajet aller, qui sont toujours aussi splendides et variés. Tout ceci fait que nous arrivons au cottage en fin toute fin d’après-midi, cela fait quand même pas mal d’heures de route sur une seule et même journée, mais le jeu en valait pleinement la chandelle. Au menu du soir ce sera saumon avec pomme de terre, et une fois Léon couché nous profitons au maximum du jacuzzi pour nous détendre. Vraiment plus qu’appréciable après cette belle randonnée de près de 3H dans cet environnement si exceptionnel que le Landmannalaugar! Demain nous devrons presqu’à contre-coeur partir du cottage, pour rejoindre notre prochaine étape. Nous allons retrouver la route n°1 afin de longer la partie Sud de l’île, et continuer notre périple. Au départ je comptais partir vers le Laki, mais en regardant les cartes de plus près, il s’avère que l’itinéraire pour nous y rendre serait bien trop long et quasi intenable sur une journée, aussi nous tirons une croix sur cette option (un crève-coeur pour moi, qui rêvait de découvrir cet endroit), pour opter pour un planning un peu plus light, mais qui proposera largement de quoi compenser: des cascades parmi les plus belles d’Islande, la carcasse d’un avion sur une plage de sable noir, des colonnes de basaltes, des plages de rêve, et avec un peu de chance, l’oiseau symbolique du pays: des macareux. A cette période de l’année rien ne garantit que nous puissions en voir, mais nos chances sont relativement bonnes. Croisons les doigts!

Jeudi 06.08: Des cascades, des macareux, Vik!

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