En ce dimanche 2 février 2025, notre petite se réveille doucement, sans trop de contrainte horaire. Nous avons un beau programme en perspective, avec la découverte d’une partie du parc que nous ne connaissions pas, et qui va nous mener toujours plus à l’Ouest dans Etosha. Il est vrai que je tenais à découvrir un campsite qui n’existait pas lors de notre premier voyage, permettant de visiter une partie beaucoup moins fréquentée par les véhicules de tourisme, et d’avoir potentiellement des animaux aux comportements plus farouches, plus sauvages. Mais avant de se mettre en route, nous allons pouvoir profiter à nouveau d’un petit-déjeuner copieux et complet, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. Les enfants sont comme chez eux, nul besoin de les aider pour se faire comprendre ou pour se servir, ils se débrouillent comme des chefs! Nous profitons d’un beau soleil en terrasse, la journée s’annonce radieuse et riche en découvertes. Avant cela je dois tout de même répondre à quelques obligations professionnelles, la tablette est de sortie afin de pouvoir récupérer les données permettant d’établir les fiches de salaire de mon équipe, ce sera la seule sollicitation à laquelle je répondrais! C’est aussi pour cela que l’on fait ce type de voyage, téléphones coupés, pas ou peu de connexion wifi, pas de télévision, pas d’écran, pas de montre. Vivre l’instant présent, ne pas se projeter, et passer de bons moments à 5. Nous rentrons dans la foulée à notre chalet pour un moment pas forcément plus fun que le boulot, à savoir qu’il faut regrouper nos affaires et tout ranger! L’avantage lorsque l’on vit dans un espace exigu comme notre voiture, et que l’on change de lieu de vie tous les soirs, c’est qu’on n’a pas le temps de se disperser! Et bien là, c’est tout le contraire, sans être non plus dans l’excès, mais nous avons pris nos aises, et il faut tout empaqueter, pour à nouveau tout faire tenir dans le coffre!

Une fois que tout est rangé, nous laissons Okaukuejo derrière nous sur les coups des 8H30, et prenons la direction d’Olifantsrus. Les premiers kilomètres empruntent le même itinéraire que le drive d’hier, nous retrouvons pas mal de grands troupeaux de springbocks, mais voyons aussi de plus en plus de zèbres. Enfin un peu plus d’oryx également, ces animaux que nous apprécions tant avec Nathalie se montrent assez peu depuis le début de notre périple, nous commencions à nous inquiéter! Nous avons environ 140km à parcourir pour atteindre le campement, mais ce coup-ci pas de détour, il n’y a qu’une route à emprunter. Au fil du temps les zèbres deviennent vraiment de plus en plus nombreux, ils sont tous en direction de l’Est, et vraiment pas centaines. Ce ne sont pas des gros troupeaux qui se déplacent, mais comme une colonne ininterrompue sur plusieurs dizaines de kilomètres. Nous pouvons également apercevoir des bubales roux par endroit, sans oublier quelques girafes. Les concernant, nous en venons à arrêter de les compter, nous sommes plus qu’agréablement surpris de les voir en si grand nombre. Impossible de s’en lasser. Et puis, parce qu’Etosha est un endroit comme il en existe peu ailleurs en Afrique et dans le monde, nous avons la chance de pouvoir observer un nouvel éléphant, ce coup-ci un mâle solitaire, qui malgré la végétation assez dense ne passe pas inaperçu dans le décor.



Cette partie du parc confirme les impressions que nous avions pu lire ici et là, les animaux sont plus farouches, et ont tendance aussi à disparaître rapidement dès que l’on s’approche d’eux avec Luffy, et même détaler comme des lapins si l’on s’arrête. Au final la matinée passe à une vitesse folle, nous arrivons au campsite à midi, tip-top pour le repas. Mais avant cela, un petit topo sur Olifantsrus! Ce campsite est assez petit et ne peut accueillir qu’une dizaine de véhicules par nuit, bénéficie de toutes les commodités, mais en version plus roots, plus sommaire. On remarque aussi une grande grue un peu laissée en l’état et subissant les assauts du temps, sans forcément s’y intéresser plus que cela. Olifantsrus est surtout très très réputé pour son point d’observation sur le waterhole, qui offre une vue incroyable sur les populations d’éléphants. Malheureusement, vérification faite auprès de la personne gérant le campement, les éléphants ne sont pas présents actuellement, il ne faut pas trop se faire d’illusion là-dessus. Nous avons lu des récits faisant état de dizaines, et même de centaines d’éléphants, présents parfois au waterhole, et visibles depuis le poste d’observation. Celui-ci, que nous découvrons pour la première fois et de toute beauté, surplombant la végétation et le trou d’eau. Si actuellement il y a peu de monde, du fait de la saison, le reste de l’année il est vraiment nécessaire de réserver, le nombre d’emplacements étant très limité. Mais encore cette nuit, nous ne serons même pas 6 véhicules à rester pour la nuit. Au menu du midi nous allons encore faire dans la haute gastronomie, en commandant 3 barquettes de frites au petit shop du campement. Moi cela me parait un peu irréel de pouvoir faire cette commande, dans cet endroit reculé et où il n’y a presque rien, mais la bonne nouvelle, c’est que l’on peut aussi commander de belles pièces de viande pour ce soir. Car oui, tant que nous sommes sur notre lancée, au menu de ce soir, ce sera… voyons voir… réfléchissons un peu… Ah mais oui tiens, si nous faisions un barbecue! Frites englouties avec gloutonnerie, accompagnées d’un soda bien frais ou d’une Windhoek Lager, nous profitons de l’ombre offerte par la tonnelle pour nous reposer quelques minutes. Il fait une chaleur étouffante, autour de 35-36 degrés, le soleil est au plus haut dans le ciel, mais ce coup-ci pas de piscine! Au final, la meilleure solution que nous allons trouver est de remonter en voiture, pour aller faire un tour du Dolomite Lodge, le lodge le plus à l’ouest du parc, et les points d’eau alentour, tout en profitant de la climatisation dans la voiture.



Les animaux les plus fidèles restent toujours les mêmes sur le bord de la piste, avec beaucoup de jeunes. Le paysage évolue encore et toujours, nous sommes maintenant dans ce qui ressemble le plus à de la savane, le paysage est toujours aussi verdoyant, c’est tout simplement magnifique. La terre oscille entre le jaune et le rouge, avec des hautes herbes, et pas mal d’arbres qui viennent offrir de l’ombre aux animaux. Lorsque Dolomite Camp apparaît dans notre champ de vision, sur le flanc de montagne, on se dit que c’est endroit est vraiment superbe, et doit offrir un panorama fantastique. Mais avant cela, nous pouvons voir de long cous dépasser au dessus de la cime des arbres, 3, 4, 5, puis 9, 10, 12, et encore plus même, de girafes, qui sont tout autour de nous. Après une vérification rapide et en comptant chacun de notre côté, nous tombons d’accord sur le nombre de girafes: 17 d’un coup! Record battu haut la main! Les voir déambuler tout autour de nous et du point d’eau rend le moment génial, avec en fond le Dolomite Camp, l’esthétique est très belle! Parmi ce grand troupeau, on passera un long moment à observer un mâle faire la cour à une femelle, en se collant à elle, entremêlant leurs cous avec une finesse et une élégance folle. Le mâle ne lâche pas la femelle, imposant sa présence même, on ne peut s’empêcher de faire des photos tellement le spectacle est beau et rare. Les enfants montrent tout de même quelques signes de fâtigue ou d’énervement, ils ont bien retenu que nous allions leur offrir une glace à Dolomite Camp, et n’ont pas spécialement l’intention de nous laisser tranquilles avant de l’avoir. Nous rallumons donc le moteur pour rejoindre le camp, les impressions de loin sont confirmées, l’endroit est saisissant de beauté. Plus on prend de la hauteur pour rejoindre la réception, plus la vue qui s’offre à nous est saisissante. Confirmation aussi que l’endroit est magnifique, nous on ne veut que se désaltérer et faire une pause fraîcheur, on ose presque pas pousser la porte en se disant que ce n’est pas pour nous. Mais l’accueil est tout ce qu’il y a de plus souriant et courtois, on croit comprendre qu’il n’y a vraiment pas grand monde en ce moment, il n’y absolument personne autour, juste une voiture de tourisme. Malheureusement pour les garçons, pas de glaces disponibles sur place, on se contentera d’une boisson bien fraiche, dégustée au bord d’une piscine à débordement, petite mais superbe. Les garçons en découvrent le fonctionnement pour la première fois, et se demandent bien pour l’eau déborde tout le temps, ce qui ne manque pas de faire rigoler Jacob, selon qui il faudrait tout de même penser à fermer le robinet. Ce moment de répit est apprécié comme il se doit, l’ombre nous fait un bien fou!








On aurait presque pu céder à la tentation de demander le prix pour une nuit pour nous 5, prêts à faire une folie, mais nous nous ravisons et décidons finalement de reprendre la route, chemin inverse cette fois-ci, pour aller nous installer pour la nuit. Nous ne nous arrêterons pas spécialement sur le chemin du retour, sauf pour observer des chacals, qui veulent bien prendre la pose pour nous. Nous prenons nos quartiers et déplions les tentes, et faisons connaissance avec un couple allemand installé 2 emplacements plus loin, Uli & Thomas. Nous échangeons autour de la Namibie bien entendu, et nous nous rendons compte qu’ils sont de véritables passionnés par ce pays, ils y viennent chaque année depuis 18ans, économisant tout au long de l’année pour pouvoir louer un appartement à Swakopmund pendant 2 mois, puis passer un dernier mois sur la route, à aller au gré du vent et de leurs souhaits. Aucune réservation, ils vivent au jour le jour, ils vivent simplement et leurs conseils sont franchement une grande source d’inspiration. Nous découvrons qu’ils se rendront demain au même endroit que nous, à savoir Palmwag! Trop cool, nous nous mettons d’accord pour faire la route ensemble demain, à deux voitures, pour traverser la passe du Grootberg, qui peut parfois réserver quelques surprises. Mais avant d’en arriver là, nous préparons notre braai en toute décontraction, l’ambiance est très zen. Au moment couché de soleil, comme d’habitude magnifiquement rouge et envoûtant, nous remarquons tout de même de beaux et gros nuages menaçants, qui se dirigent vers nous. On entend tonner au loin, éclairs qui fendent l’horizon assombri, le vent se lève clairement, on sent que les enfants n’en mènent pas très large. Et à vrai dire je ne suis pas plus enchanté que cela de dormir en tente par ce temps, ce sera un test grandeur nature de l’étanchéité du matériel lol L’orage finit logiquement par fondre sur Olifantsrus, et il est comme nous l’apercevions au loin, redoutable! Cela ne durera qu’une heure maximum, mais Matisse et Léon, qui ont décidés comme de pas hasard, de dormir avec moi dans la grande tente, n’en menaient pas large, tout comme Nathalie et Jacob dans la tente voisine. Pour les empêcher de trop penser à l’orage qui tombe sur nos têtes, nous faisons quelques parties de Trio, un excellent jeu de carte peu encombrant et facile à comprendre, lais qui offre de vraies possibilités de stratégie. Et à ce petit jeu, lorsqu’il s’agit de chiffres, de dextérité, et de stratégie, c’est Léon qui nous lamine copieusement. Suffisant en tout cas pour leur libérer l’esprit et leur permettre de s’endormir finalement sans trop de problèmes, sur les coups de 21:30.







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