J11: En route pour Swakopmund!

C’est un début de journée ensoleillé, sans nuage, et surtout sans réveil qui nous est réservé en ce jeudi 6 février. Je ne sais pas trop pourquoi je vous précise les dates, car de notre côté c’est un élément que nous ne prenons plus en compte. Les heures n’importent que si nous avons quelque chose de prévu dans la journée, mais pour le reste, nous vivons au jour le jour, sans trop de contrainte. Et encore moins après la journée d’hier! Nous nous réveillons avec des éléphants plein la tête, et toujours entourés de Dassies des montagnes. Nous prenons tranquillement notre petit-déjeuner avant de plier bagages et tentes, les garçons se sont tranquillement installés pour jouer aux cartes pendant que nous préparons la voiture. Nous n’avons pas oublié que nous n’avions pas pu aller découvrir l’arche de Spitzkoppe, et nous comptons bien y remédier ce matin, espérant qu’en ce début de journée nous n’aurons pas trop de monde autour de nous. C’est que l’on deviendrait asociaux, vous ne trouvez pas?

Arrivés sur place, nous pouvons avoir le sourire, nos prédictions étaient correctes, nous sommes seuls. Nous commençons à grimper en direction de la grande arche, les enfants y vont d’un pas bien assuré, pendant que Nathalie et moi-même faisons preuve d’un peu plus de retenue. Entre le matériel photo, les gourdes, et autres accessoires, nous ne sommes pas forcément tout à fait libres de nos mouvements, avouons-le. Cet endroit que nous avions choisi de ne pas découvrir hier laisse apparaître toute sa beauté, sa grandeur, et un panorama irrésistible. En grimpant sur les énormes rochers le point de vue qui s’offre à nous est en effet grandiose, les routes pour mener jusqu’à l’arche sont autant d’itinéraires pour faire la course pour notre fratrie. Nathalie prend la tête de la cordée, accompagnée des garçons, pendant que de mon côté je fais quelques photos avant de les rejoindre. J’essayais de faire ressortir la beauté de l’endroit et le caractère exceptionnel de l’arche, mais ils n’ont pas pu s’empêcher de faire les pitres. Vous qui me connaissez savez très bien que je suis on ne peut plus innocent quant à cette initiative, loin de moi l’idée de faire des jumping pictures à cet endroit! Les esprits calmés, je les retrouve sous l’arche pour faire de nouvelles prises de vue, et c’est à peu près à ce moment que Léon aperçoit à une bonne vingtaine de mètres de nous un lézard ENORME qui fait bronzette sur la roche. Je n’en rajoute presque pas quand je dis énorme, même s’il ressemble à une espèce commune, il doit sans rigoler faire un bon mètre de la tête à la queue. Cela a pour effet immédiat de calmer les esprits des garçons, qui adoreraient aller le voir, moins celui de Nathalie qui logiquement le trouve absolument repoussant. Nous essayons tant bien que mal de nous rapprocher, mais l’animal finit logiquement par filer à la namibienne et à disparaître dans les rochers. Après encore quelques instants très sympas passés à déambuler autour de l’arche, nous retournons finalement au niveau de la voiture, même si nous ne sommes pas très pressés, nous avons une bonne route à faire aujourd’hui.

Nous quittons Spitzkoppe sur les coups de 9H30, notre point de chute pour la nuit va nous faire retrouver la côte Atlantique, nous allons en effet passer les deux prochaines nuits à Swakopmund. Cela marque aussi la fin d’une première grosse étape pour nous, en ce 11ème jour nous allons nous rapprocher du désert du Namib, les paysages vont encore changer du tout au tout, mais aussi nous allons pouvoir profiter du confort de bons et vrais lits, après avoir dormi en camping les 4 dernières nuits. La route qui mène à Swakopmund n’a malheureusement pas changée en 12ans, le spectacle est toujours aussi monotone, une ligne droite, pas de végétation, pas de monde, pas ou très peu de relief, pas de faune. Au moins, nous n’avons pas de regret en roulant à bonne allure, sans nous arrêter. Après avoir fait le plein d’essence à notre arrivée en ville, nous arrivons au guesthouse qui sera le point de départ de nos 2 prochaines journées, à savoir Sea Breeze Guesthouse. Nous redoutions d’arriver un peu trop tôt, en effet il n’est que 12H30, mais cela ne pose vraisemblablement aucun soucis! Nous prenons nos quartier dans un mini appartement, compos d’une cuisine équipée, un salon, 2 chambres avec salles d’eau attenantes. La surprise est totale, tout est très spacieux et confortable, nous ne nous attendions pas à de telles prestations, mais n’allons pas pour autant nous en priver! Nous déballons très sommairement nos valises, avant de nous mettre en direction d’un petit mall, situé à 5min en voiture, dans lequel nous allons pouvoir faire quelques courses, mais surtout manger pour midi.

Ce petit mall est très moderne, bien achalandé, nous n’étions plus habitués à avoir autant de choix pour remplir notre frigo et nos caisses de nourriture sèche! Nous ne prenons pour le moment que le minimum, et choisissons ensuite une enseigne de fast food proposant du fish & chips pour ne repas. Qui fût ma foie très bon, tout le monde c’est régalé avec du poisson frais et savoureux, cela nous fait le plus grand bien! Les garçons nous tannent logiquement pour prendre une glace en guise de dessert, ils n’ont pas manqué de repéré un magasin qui en propose. Difficile de résister, n’est-ce pas? Nous retournons avec nos glaces jusqu’au guesthouse pour continuer le déballage des valises, et attendons pour 14H30 que Zakki, guide travaillant pour Living Desert Adventures, ne vienne nous chercher. Nous avons en effet choisir de réserver une excursion aux portes du désert du Namib, afin d’aller à la découverte des animaux qui y habitent. Zakki arrive dans son 4×4 aux couleurs de la société, et nous emmène ensuite à la sortie de Swakopmund, non loin du grand pont qui mène vers Walvis Bay, pour les connaisseurs. Nous sortons de la route pour filer dans le sable, le véhicule roule avec aisance. Autour de nous se trouve le pont d’un côté, bordé par ce qui semble être un lit de rivière, avec beaucoup d’arbres et arbustes, et de l’autre côté, du sable. Beaucoup de sable. Enormément de sable. Le désert, avec ses dunes à perte de vue.

Il fait très chaud lorsque nous sortons, et il y a un paramètre qui ne facilitera probablement pas la recherche du « Little Big Five », mais nous commençons notre exploration avec Zakki. Ce dernier nous alerte sur l’environnement direct qui nous entoure, propice à la découverte de vie animale, de petits animaux principalement, que nous allons tentons de débusquer. Nous nous installons ensuite face à lui pour un cour ultra intéressant sur comment est apparu le désert du Namib, ses caractéristiques principales, et ce qui en fait le plus vieux désert du monde. Matisse a un peu plus de mal à rester concentré sur cette leçon qui mène science et histoire, mais pour le reste tout le monde est fasciné par ses explications. Un exemple? Ce qui permet de différencier au premier coup d’œil que ce désert est très vieux, c’est la finesse des grains de sable qui le compose. Ces derniers se frottent entre eux depuis des millénaires, et sont donc beaucoup plus fins que les autres déserts. Zakki explique que l’origine de ce sable vient du Fish River Canyon et des hauts plateaux situés en Afrique de l’Ouest, l’érosion durant des milliers, non des millions d’années a finit par creuser le dit Canyon, les sédiments étant ensuite chariés jusqu’à l’océan grâce à la rivière Orange, qui fait office de frontière naturelle entre l’Afrique du Sud et la Namibie. Des millions et des millions de tonnes de roches se sont donc retrouvés emportés au fil du temps par l’érosion, et c’est ensuite grâce au Benguela, un courant d’eau froide allant du Cap de Bon Espérance jusqu’à l’Angola, que les sédiments ont été charriés par l’Océan Atlantique, et ont fini sur les côtes namibiennes. Le processus date de la naissance du monde ou presque, puisque l’on parle de l’origine du désert du Namib autour de 55 millions d’années. L’autre particularité de ce processus fascinant, toujours selon Zakki, c’est que parmi tous les sédiments qui ont été charriés depuis le Fish River Canyon, mais aussi du Botswana, de l’Afrique du Sud, ou encore du Swaziland, des pierres précieuses se sont retrouvés également dans ce processus, chargeant le sable en métaux, mais aussi en pierres précieuses. La Namibie demeure en effet un des principaux pays exportateur de diamant, une grande partie du pays n’est d’ailleurs pas accessible, sous contrôle de l’état, pour l’extraction du précieux minerai. Honnêtement, s’il n’avait pas fait 37 degrés, et que le sable ne nous avait pas autant importunés, nous aurions pu passer des heures et des heures à écouter Zakki raconter l’Histoire de la Namibie, mais il fallait bien avancer. Son explication se finira par une expérience scientifique au résultat surprenant, à savoir de prendre une bonne quantité de sable, d’avoir un aimant puissant avec soit, et de la passer au dessus. Les métaux fins contenus dans le sable vont s’agglomérer comme par magie à l’aimant, laissant le sable fin sur la paume de la main. Une fois qu’une bonne quantité de métal est mise de côté, nous pouvons même le prendre dans la main, passer l’aimant en dessous de cette dernière, et voir, sentir même l’aimant attirer la poussière de métal. Là, pour le coup, nous avons l’attention de toute la famille, nous sommes sur le cul, il n’y a pas d’autre mot désolé! Zakki nous aidera à récolter une bonne quantité de Magnétite, que nous verserons dans une petite bouteille d’eau, pour la rapporter à la maison. Chers lecteurs, l’expérience peut être reproduite avec grand plaisir sur simple demande, nous nous sommes équipés en aimants! Tout simplement bluffant!

Passé ce moment extra, Zakki se met en quête des premiers animaux, mais nous explique tout de même qu’avec la fort présence de vent, il sera compliqué de trouver tous les animaux. En effet, les animaux vivant des les bosquets entre le lit de rivière et le désert laissent des traces, mais le vent vient les effacer. Normalement cette excursion se fait en matinée pour éviter le vent justement, mais pour des questions d’organisation, nous avions délibérément demandé à faire cette sortie l’après-midi. Nous prendrons donc ce que nous trouvons avec grand plaisir, et tant pis si on ne trouve pas tout! Le premier animal à être débusqué est un insecte bien connu en Namibie et que l’on voit un peu partout, à savoir le Dok Dokkie, qui n’est autre qu’une espèce de scarabé. Zakki en prend un délicatement dans ses doigts, et explique comme ce dernier arrive au levé du jour à collecter de l’humidité et donc à boire, grâce à ses pattes et son corps. Face au vent, une goutte d’eau se forme sur son corps, qu’il peut ensuite boire quand l’eau est suffisamment présente. On va se transformer en experts scientifiques au rythme ou vont les choses, c’est moi qui vous le dit!

Après encore quelques recherches, c’est un animal bien plus imposant que Zakki arrive à trouver, et malgré ses encouragements, nous indiquant que l’animal est visible à l’œil nu, à quelques mètres seulement de nous. Là pour le coup, à 5, sans arriver à voir quoique ce soit, nous sommes vraiment des bleus! C’est en nous faisant nous rapprocher de lui que Zakki finit par nous indiquer la présence d’un animal avec une vue à 360 degrés, capables de dissocier le mouvement de ses yeux, et doté d’une langue ultra rapide et précise. Allez, vous voyez de qui je veux parler n’est-ce pas? Vous avez bien deviné, il s’agit bien d’un caméléon. Un beau mâle, un gros même, qui essaye de s’éloigner de nous pour retrouver de la tranquillité. Mais Zakki sort son arme secrète de sa poche pour le faire revenir vers nous, avec en effet un petit pot contenu des vers séchés. Effet immédiat, l’oeil droit de la bestiole se focalise sur le vers, rejoint quelques instants plus tard par l’oeil gauche, le caméléon se dirige doucement mais sûrement à bonne distance pour pouvoir l’attraper avec sa langue. Tout à fait impressionnant, nous n’en revenons pas de la rapidité d’exécution, l’animal a le regard braqué sur la main de Zakki, qui lui tend des vers au fur et à mesure. Tout le monde est complètement bluffé! Nous essayons de ne pas trop lui faire peur ni l’importuner, mais finalement l’animal finit par s’éloigner logiquement, les enfants sont euphoriques dans le sable.

Laissant le caméléon derrière nous, les recherches de Zakki se font de plus en plus dures, il nous explique avoir marqué ce matin 2 endroits pour nous faire découvrir un autre animal fascinant, espérant pour en trouver sa trace. Il nous parle d’un animal aux couleurs vives, aux yeux sans paupières, vivant dans le désert, et pourtant allergique au soleil. A ce moment on se dit que Zakki est bien gentil, mais que ce n’était pas de l’eau dans sa gourde, qu’il débloque complet le bougre! Et bien vous savez quoi, non! Il creuse un premier trou sans succès, mais finit par nous alerter en arrivant sur le second. En creusant à quelques dizaines de centimètres, il trouve l’entrée d’un petite galerie, qui l’incite donc à continuer de creuser. Et tout à coup, hourra! Bien protégé du soleil par ses mains, Zakki nous fait tous nous réunir autour de lui pour créer la zone d’ombre la plus grande possible, et dépose au centre un lézard. Non, pas un lézard, pas n’importe quel lézard! Pachydactylus rangei! Et allez Basile, arrête de te la raconter et de ramener ta science, rends nous les choses un peu plus simples à comprendre, pas de copier-coller sur google s’il te plaît! Il s’agit purement et simplement d’une espèce endémique à la Namibie et à cette partie du monde, un gecko! Aux couleurs extraordinaires, magnifiques, et à l’allure absolument divine. Combien de siècles a-t’il fallut à la vie pour faire évoluer cette espèce, presque aveugle, allergique au soleil, et l’amener à vivre… dans le désert?! Hein, combien?! Impossible de savoir, mais nous passons un moment fantastique à le regarder, dès qu’il est perturbé par un rayon de soleil, ce gecko file se faufiler où il peut pour commencer à creuser une galerie et y trouver de l’ombre et de la fraîcheur. Il finira même par se loger sous ma chaussure, me mettant dans une situation assez cocasse, à avoir mon pied incliné pour ne pas l’écraser, à croupi, avec mon appareil photo pour tenter d’immortaliser le moment. Si j’avais pu en prendre avec moi, je l’aurais fait, l’animal est d’une beauté sans pareil, et un témoin de ce que la nature peut nous dévoiler parmi sa richesse, sa diversité, et sa splendeur. Comment ne pas craquer?!

Et bien en ayant un Zakki avec vous comme guide bien entendu! Car la découverte ne s’arrête pas là! Quelques instants plus tard, alors que nous regardons notre ami gecko creuser dans le sable sa nouvelle galerie, Zakki, qui s’est éloigné en quête d’un nouvel animal, nous fait signe d’approcher lentement, et de nous mettre devant un bosquet. Zakki est joueur, Zakki est taquin, puisqu’il nous dit qu’une fois de plus, face à nous, dans cette butte de sable surmonté d’herbes basses, un animal, bien plus dangereux celui-ci, est visible à l’oeil nu. Même pas encore remis de nos émotions, nous cherchons en fronçant les sourcils, mais sans résultat. Zakki me permet de me rapprocher avec prudence du bosquet, et c’est alors, que face à moi, je la vois, elle se dévoile devant moi, immobile et espérant que cette grosse masse aux couleurs vives ne viendra pas l’embêter, une vipère des sables. Impossible d’empêcher un petit rictus, je ne suis pas fan des serpents, et pourtant, je suis attiré par la beauté de l’animal, qui se fond à la perfection dans son environnement. Les enfants finissent eux aussi par découvrir la bestiole, et semblent eux aussi abasourdis par ce qu’ils voient. L’animal, selon notre guide, est un beau spécimen adulte, d’une quarantaine, cinquantaine de centimètres, et doit sa renommée ici par sa manière de se déplacer. Comme les autres animaux observés auparavant, la vipère de Peringuey c’est parfaitement adaptée à son habitat, et se déplace de manière latérale. Oui oui, latérale, comme si nous marchions en pas chassé. Sa technique lui permet d’être le moins en contact possible avec le sable chaud, ses ondulations lui permettant de réguler sa température en profitant de l’air. La grosse question, immanquable que nous posons, c’est naturellement si cette dernière est mortelle, en cas de morsure. Zakki nous répond par la négative, mais nous conseille toutefois de ne pas chercher à trop forcer le destin, nous nous en sortirions avec un gros, très très gros mal de tête, et ce pendant quelques jours. Ouf, nous sommes complètement rassurés, on ne mourra pas tout de suite, quelle joie! Nous regardons l’animal se déplacer pour retrouver de la tranquillité, s’enfouir sous le sable en ondulant doucement son corps, pour ne laisser que sa tête dépasser. Fascinant. Totalement fascinant!

Le dernier animal que nous parvenons à observer est à nouveau un lézard, mais comme dans un documentaire Ushaia Nature, ce n’est pas n’importe quel animal. Il s’agit du lézard Aporosaura, que nous connaissons tous ou presque sous le petit nom de « Oh regarde chérie le lézard à la télé il n’a jamais ses 4 pattes en contact direct avec le sable pour le pas se brûler, c’est dingue non?! » Bon ok, il n’a pas la tête la plus attirante du règne animal, mais il reste quand même assez exceptionnel celui-là aussi, vous ne trouvez pas? On se demande encore comme Zakki a réussi à en attraper un pour nous le faire voir de près, tellement la bête est rapide sur le sable. Il détale plus vite que son ombre! Pouvoir l’observer de près, c’est pour observer ses pattes fines et crochues, qui lui permettent de surfer sur le sable, et de ne jamais se brûler. Sa queue fait office de gouvernail pour le maintenir sur les rails, et lui permettre de se déplacer à une allure assez folle. Nous qui avions « l’habitude » de le voir en reportage télé, le voici en chaire et en os, force est de constater qu’il est également plus petit que ce que l’on imaginait. Les garçons tenteront bien de le rattraper en faisant la course, une fois redéposé sur le sol, rien n’y fait, lui a des millénaires d’années d’évolutions dans les pattes, tandis que nous, dans les pattes, nous avons toute notre lourdeur.

Il ne manquera que la vipère à cornes du désert à l’appel, qui sera restée bien cachée dans le sable en nous voyant arriver. Mais comment se montrer tatillon sur cette absence, alors que d’une, les conditions n’étaient pas non plus réunies, et de deux nous avons pu apprendre tellement de choses durant ces quelques heures avec Zakki! Ce dernier nous emmènera dans les dunes afin d’observer le soleil se coucher, le temps pour nous tous de faire notre première ascension, et pas la dernière. A la différence du désert du Kalahari, avec son sable rouge et chatoyant, ici le sable est jaune, blanc même avec les reflets du soleil intense qui accompagne notre journée. Nous passons un excellent moment tous ensemble, et sur les conseils taquins de Zakki, les enfants dévaleront la pente de la dune en roulé-boulé, ce qui aura pour première conséquence de les achever physiquement après cette journée mine de rien intense, et comme 2nde conséquence de les faire manger du sable, n’ayant pas eu le reflex de fermer leurs bouches. Le retour dans le véhicule d’exploration se fait dans un calme olympien, les enfants sont complétement rincés, seul Léon parvient tant bien que mal à ne pas sombrer dans un sommeil profond, là ou ses deux frères n’ont même pas cherché à lutter. Cette excursion, dont nous attendions tout de même beaucoup, aura été à la hauteur de la première à la dernière minute. Fascinante, intéressante, colorée, rigolote, instructive, nous ne pensions pas être aussi positivement surpris par cette sortie. Merci d’avoir partagé tes connaissances avec nous, Zakki!

En rentrant au guesthouse il est hors de question pour nous de cuisiner, nous avons une flemme intersidérale, et les enfants ont un appétit de loup même après leur apéro sablonneux. Connexion au wifi des lieux, recherche de pizzeria, je me mets en route pendant que les garçons filent sous la douche et passent un moment calme. Forcément la pizzeria choisie est fermée lors de mon arrivée sur place, je me mets donc en quête d’un restaurant avec vente à emporter, et patiente un petit moment, accompagné d’une bière, avant de revenir à la maison. Nul besoin de vous préciser qu’une fois les dents brossées, personne ne se fera prier pour aller se coucher, qui plus est demain nous avons une nouvelle excursion de prévue, avec un point de rendez-vous vers 8H30 à Walvis Bay. On se demandait comment allaient être les jours suivant notre excursion éléphants du désert tellement elle fût fantastique, en se disant que ce serait difficile de faire mieux, mais là encore, la Namibie a su nous prendre à revers de nos convictions, pour nous réserver une magnifique surprise. Nous nous endormons avec des images d’insectes, de lézards, et même de serpent, mais aussi la tête remplie de détails sur le lieu que nous allons découvrir ces 4 prochains jours. Vivement demain!

J12: Excursion en mer à Walvis Bay, balade à Swakopmund

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