J13: Retrouvailles avec le désert du Namib, enfin!

Ça y est, nous basculons en ce début de samedi 8 février sur la seconde moitié de notre voyage, avec à la fois beaucoup d’excitation mais aussi déjà, un peu de mélancolie. Le temps passe si vite! Enfin, quand je dis le temps, nous n’en avons plus vraiment la notion. Les journées défilent, il n’est plus question de quel jour nous sommes, ni quelle heure, nous vivons au rythme du soleil, levé de bonne heure, et couchés quand la nuit tombe. Nous ne dérogeons pas à ce rythme naturel qui c’est instauré, ce matin nous nous levons sur les coups de 7H, sans avoir besoin de réveil, si ce n’est entendre le chant des oiseaux au dehors. Nous montons prendre notre petit-déjeuner, pas moins copieux que celui de la veille, et profitons de la vue qui nous est offerte, avec un ciel bien dégagé et bleu. Nous prenons encore quelques forces, même si cette journée est plutôt ce que l’on pourrait appeler une journée de transition, nous savons qu’au devant de nous les journées risquent d’être rythmées, avec le retour dans les tentes, mais aussi la découverte de nouveaux univers tout à fait captivants. En effet, et cela fait 2 jours que je fais la blague à Matisse, « aujourd’hui, on se rapproche du désert »! Nous profitons encore un peu du confort du guesthouse pour écrire nos cartes postales, qui arriveront… quand elles arriveront! Depuis un peu plus d’un mois que nous sommes rentrées à la maison, à peine une petite moitié d’entre elles ont été reçues. Nous aimons toujours autant cette démarche d’écriture, faire savoir à une personne qu’à un instant T, quelque soit l’endroit où l’on se trouve dans le monde, nous avons une pensée pour elle. Pendant que les enfants terminent les cartes à destinations de leurs grands-parents, je commence à charger à nouveau la voiture, c’est aussi dans ces moments-là que l’on se rend compte de l’organisation assez énorme que cela représente. Courses, valises, matériel de camping, caisses, eau… C’est toute une logistique tout ça! Et je voudrais pas balancer, mais ce n’est pas moi qui ait la plus lourde, hein!

Après avoir fait notre au-revoir aux personnes qui tiennent Sea Breeze House, des personnes tout à fait adorables et bienveillantes nous tenons à le préciser, nous quittons le guesthouse sur les coups de 9H30 pour faire un bon plein d’essence, avant de nous mettre en route pour Sesriem. Les enfants sont calmes, chacun reprend ses marques dans notre voiture-maison, il y a d’ailleurs, au même titre que notre venue ici en 2013, ce même sentiment de soulagement à l’idée de quitter l’activité de la ville, et de retrouver le charme des pistes, le charme d’être seulement nous. Bon, on ne va pas se voiler la face non plus, la piste qui mène à Sesriem, même si elle comporte ici et là quelques passages sympas, n’est pas non plus la plus alléchante, en comparaison de ce que nous avons déjà vu, mais il faut en passer par là pour arriver à nos fin, et notre faim du jour s’appelle Sesriem, le Naukluft National Park, Sossusvlei. Les kilomètre défilent, et nous ne manquons pas de faire une halte au niveau de la pancarte indiquant que nous franchissons le tropique du Capricorn, l’occasion de faire un petit cour de géographie avec les garçons. Nous faisons un stop à un endroit qui avait des airs de Bagdad Café, mais qui ne l’est plus désormais, Solitaire.

Nous avions eu la chance de découvrir Solitaire et son fondateur charismatique « Moose » en 2013, et avions passé un moment tout à fait charmant à mangé un apfelstrudel, mais aujourd’hui, c’est avec une pointe de surprise, qui se transforme en pointe de déception, que nous redécouvrons l’endroit. Beaucoup plus touristique, beaucoup plus grand et gros, moins qualitatif également, nous voyons avec peine que 9 voyageurs sur 10 ne cherchent même pas à savoir qui est ce barbu en photo sur les murs, ni même à faire une pause devant sa pierre tombale. Solitaire est devenu un endroit trop touristique, et a perdu ce qui en faisait le charme principal. Il l’était déjà en 2013 ce côté touristique, oui, mais avec ce petit air de bout du monde, cette étincelle d’aventure qui restait présente. Là, désormais, il n’y plus aucun doute à avoir, le bus qui déversera son flot de touristes finira de nous convaincre. Aussi nous ne nous attardons pas plus que cela, petite pensée pour Moose en quittant le lieu, nous sommes solitaires, orphelins presque, de cet endroit que nous avions découverts avec tant de plaisir et de surprise. Nous mettrons cette pause entre parenthèse, et ne garderons que nous souvenirs plus lointains, où Moose, après nous avoir salué et avoir veillé que nous nous régalions, répondait à un journaliste venu spécialement pour lui.

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Parmis les points d’intérêts menant à Sesriem, au delà de Kuiseb Pass et Gaub Pass, qui sont des endroits avec des panoramas très jolis, la grosse surprise de notre parcours du jour sera le franchissement d’une rivière avec de l’eau! Oh je vous vois venir, vous vous dites « Nan mais oh, il débloque là, une rivière avec de l’eau, un point d’intérêt?! » Et bien oui, car on y voit du courant, des couleurs, une pause un peu salvatrice dans cette première partie de journée un peu monotone, mais surtout très chaude, la température indiquée sur le tableau de bord de Luffy grimpe jusqu’à 35, puis 36 degrés. Nous arrivons à Sesriem sous un soleil de plomb autour de 15H30, afin de faire notre check-in, nous avons 2 nuitées en camping réservées sur le camp géré par la NWR. L’endroit est toujours aussi… beau. Oui, beau. Magnifique, grandiose, apaisant, reposant, tout ce que vous voulez. Quand on arrive à Sesriem, on sait, on sent, on voit, que l’on est pas dans n’importe quel endroit, que des choses grandioses nous attendent dans ce petit coin du monde. Nous nous acquittons des frais d’entrée dans le parc tout de suite pour gagner un peu de temps, puis allons nous installer sur le campement qui nous est réservé.

Et là, surprise! Nous avons un comité d’accueil! Le genre de comité d’accueil dont on ose même pas rêver, et pourtant! A quelques pas de nous, non, à quelques sabots de nous je dirais, tranquillement installé sous un arbre, à l’ombre, un magnifique Oryx nous observe paisiblement. Je vais encore me répéter, mais qu’est-ce que ça peut être beau, un Oryx! Encore plus quand Monsieur Oryx est à quelques mètres de vous, et vous regarde paisiblement. Impossible de résister, l’appareil photo est sorti! Nous essayons de choisir au mieux l’orientation de la voiture pour être le moins exposés au soleil. Table dépliée, chaises sorties, tente installée, cela demande un véritable effort par cette température, et la récompense après tout ceci sera d’aller piquer une tête dans la piscine. Même si le vent se lève quelque peu et que des nuages passent au loin, il fait tellement chaud qu’on ne peut résister à l’appel de la piscine! Salvatrice piscine, les garçons lâchent les chevaux et se défoulent un peu après le long chemin parcouru depuis ce matin. Atelier lecture pour les grands, concours de sauts pour les petits, l’après-midi s’achève tranquillement pour nous. Enfin, pas aussi tranquillement que cela, les nuages qui étaient au loin finissent par nous entourer, le vent est devenu assez fort, des éclairs assez impressionnants sont visibles dans les paysages montagneux autour du camp. Nous allons même finir par nous abriter une petite demi-heure dans la voiture, la pluie ayant fait son apparition. Nous avions prévu un barbecue ce soir, mais nous allons nous rabattre finalement sur un délicieux coquillettes + ketchup, cuit tant bien que mal tellement le vent est fort. Il ne va nous laisser tranquille que plus tard, vers 22H, alors que nous sommes déjà dans nos lits. Il faut dire que nous n’avons qu’une hâte, c’est d’être à demain. Oui, enfin, ça y est Matisse, nous y sommes! Nous sommes dans le désert, et demain nous allons nous lever à 4H30 pour pouvoir aller observer l’un des plus beau miracle que propose la Namibie, à savoir le lever du soleil sur le désert, Sossusvlei, et Deadvlei. Les enfants n’ont logiquement aucune idée de pourquoi nous sommes si impatients, pourquoi nous en parlons autant, mais ils verront, ils comprendront demain.

Petite anecdote tout de même, nous serons réveillés en plein milieu de la nuit par un chacal, qui prendra un malin plaisir à essayer de renverser les poubelles, en quête de nourriture. Les enfants auront droit à mes plus beaux, à mes plus virils grognements et rugissements de lion pour tenter de le faire battre en retrait, mais vous vous doutez bien que cela n’aura presque aucun impact sur l’humeur de la bête, mais plutôt sur celle de Nathalie et des garçons, tous morts de rire avec mon interprétation animalière. Pierre Niney, tu ne liras jamais ces lignes, mais sache que tu n’es pas le seul à être un grand acteur! Allez hop, on retourne se coucher, demain ça va chauffer!

J14: Sossusvlei et Deadvlei, vous reprendrez bien un peu de désert!

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