J6: Morning drive mémorable, 3ème journée à Etosha

Notre première nuit à Okaukuejo aura été bienfaitrice, après ces premières nuits en tente, un lit confortable, avec plein d’oreillers et un vrai matelas, nous aura fait le plus grand bien! Mais nous n’avons pas vraiment le temps de lézarder ce matin, hier nous avons réservé un morning drive au départ du camp, nous avons donc dû mettre notre réveil à 5H30. Café avalé rapidement, nous retardons au mieux le réveil des garçons, mais je dois avouer qu’une fois qu’ils ont l’œil ouvert, les réveils matinaux que nous leur imposons parfois ne semblent pas trop les perturber. C’est vrai qu’en ce moment, nous vivons au même rythme que le soleil, à savoir que nous nous levons autour de 6H/6H30, et nous nous couchons généralement autour de 21H00. Et puis ils ont déjà de bons souvenirs des drives que nous avons pu réaliser jusqu’à présent, nous leur avons également parlé qu’autour d’Okaukuejo des prédateurs étaient souvent observés. Habillés un peu plus chaudement en attendant les premiers rayons du soleil, nous rejoignons le point de rendez-vous du drive, nous ne sommes vraisemblablement pas les seuls à avoir eu cette idée, il y a 3 véhicules garés. Ce qui est plutôt marrant, c’est qu’avec notre petite tribu, nous sommes installés seuls dans le véhicule. A croire que la peur du bruit ou de l’agitation que les enfants pourraient faire dissuade tout le monde, guides comme touristes, de nous mêler avec d’autres personnes. Mais qui s’en plaindrait, hein? Pas nous en tout cas! Véhicule avec 9 places à l’arrière, pour nous 5 seulement, alors que les autres sont chargés comme des mules.

Les véhicules sont équipés avec des couvertures ou des ponchos chauds pour les clients, c’est vrai que ce matin il fait plutôt frais, il y a un peu de vent et nous enfilons nos capes avec plaisir. Nous décollons du camp pour 6H, et comme il y a 1é, nous n’avons pas le temps de faire 500m que nous pouvons déjà apercevoir les premiers animaux. Ce ne sera pas une horde de lions ce coup-ci, mais un troupeau de girafes, tant mieux pour nos estomacs qui ne seront pas retournés dès le réveil. Il fait encore bien noir au dehors, l’horizon est très rouge, comme la lampe qui permet d’éclairer les alentours du véhicule sans perturber les animaux. Nous distinguons plutôt des silhouettes au tout début, se détachant au-dessus de la végétation, signe que ce ne sont pas des écureuils géants, mais bel et bien des girafes que nous pouvons deviner dans la pénombre.

Après quelques minutes passées à les observer, notre véhicule redémarre, ainsi que celui qui était derrière nous, pour avancer sur les pistes. Les guides discutent entre eux par radio afin de se partager les tâches, nos véhicules se séparent, permettant ainsi de ratisser un peu plus large, et être avertis en cas de spot intéressant ++. Nous prenons donc la route vers les points d’eau situés au nord du campsite, il n’y a pas de haute végétation en bord de piste, nous prenons donc le vent directement, les garçons sont emmitouflés dans leurs capes, visage baissé, à la fois pour se tenir chaud, mais aussi pour terminer leur nuit. Au bout d’un certain temps le paysage semble évoluer quelque peu, il y a un très joli tapis vert tout autour de nous, les couleurs sont magnifiques avec le lever du soleil. Parmis les animaux que nous observons tout d’abord, il y a les incontournables springbocks et les zèbres, que nous observons ici en plus grands troupeaux. Quelques impalas, et enfin un peu plus d’oryx, nous étions vraiment impatient d’en voir de manière plus régulière, l’animal emblématique de la Namibie et absolument magnifique, il est impossible de se lasser de les regarder évoluer dans la nature, leurs couleurs et leurs silhouettes sont si belles.

Puis arrive notre première belle surprise, puisque nous observons une hyène solitaire, qui semble tout de même avoir le ventre bien rempli. Impossible de dire si une naissance est à venir ou si un animal a été englouti il y a peu, l’animal est assez loin tout de même, et ne va pas dans la direction idéale pour nous. Je réussi à faire quelques photos, mais l’animal finit par disparaître au bout de quelques minutes. C’est tout de même de très bonne augure nous trouvons, de beaux troupeaux d’herbivore, plus ce prédateur, dans cette première partie de journée, voilà qui nous met en joie! Nous continuons de rouler, et arrivons à notre seconde surprise, à savoir un rhinocéros, solitaire qui se fond littéralement dans la végétation. Là encore l’animal es tassez éloigné de la piste et difficile à observer, mais la vue d’un rhinocéros reste toujours un grand moment, pour les enfants comme pour nous. Mais le meilleur est encore à venir, puisque quelques kilomètres après avoir laissé le rhino, c’est avec une réelle excitation que nous apercevons un animal que nous n’avions jusqu’à présent pas encore vu, à savoir… Le lion. Non, je rectifie, ce n’est pas le lions, mais LES lions, puisque nous arrivons à en dénombrer 3. Trois beaux mâles, probablement une fratrie, paisiblement allongés près d’un arbuste, et non loin d’un grand troupeau de springbocks. Vous me pardonnerez les photos, là encore nous étions éloignés de la scène, il nous était difficile de faire mieux. En zoomant sur mon appareil depuis le véhicule, on arrive tout de même à parfaitement distinguer les 3 fauves, qui nous suivent du regard. Nous patientons un moment en espérant que les animaux se mettront en action à un moment ou à un autre, mais les coquins ne bougeront pas d’un pouce, à part pour… bailler. Pour les enfants cela reste un très bon moment, on commence à avoir vu à peu près tous les grands animaux dont nous parlions depuis des semaines et des semaines avant notre départ, cela leur fera des souvenirs en plus à raconter.

La végétation est vraiment différente dans cette partie du parc, très verte, abondante, permettant d’observer vraiment d’imposants troupeaux, et donc des scènes très sympas à observer. Certains zèbres se chamaillent et cherchent à se mordre les uns les autres, pendant que les springbocks font leurs excercices de sauts de défense. Les gnous eux sont égaux à eux même, paisibles et tranquilles, veillant sur les plus jeunes. Nous expliquons le but de ces manœuvres aux garçons, ce n’est pas s’amuser qu’ils font cela, mais pour apprendre à pouvoir créer un effet de surprise en cas d’attaque, et donc d’augmenter leurs chances d’y échapper. Notre boucle passe également sur un point de vue sur le Pan asséché, le soleil est maintenant bien présent dans le ciel, nous pouvons nous réchauffer grâce à lui. Malgré que nous ayons été prévoyants en prenant quelques gâteaux, les estomacs de nos petits hommes commencent à crier famine, et on sent que l’impatience de pouvoir descendre du véhicule se fait sentir. Enfin pas pour tout le monde, Jacob c’est installé sur les genoux de Nathalie, en boule, pour finir sa nuit. Matisse finira par suivre le même chemin en s’installant sur moi, seul Léon essaye de luter pour ne pas piquer du nez. Il pourra encore observer par-ci par là un chacal ou deux, des herbivores, le temps que nous retournions au camp.

Nous arrivons à Okaukuejo sur les coups de 9H, ravis par cette balade matinale tout à fait passionnante! Mais pas le temps de niaiser, nous fondons sur le buffet du petit-déjeuner, et engloutissons un bon repas pour reprendre des forces. Les garçons sont très rigolos à observer, ils font tout comme les grands et vont se servir eux-même, et même jusqu’à demander ce qu’ils veulent auprès des serveurs. C’est intéressant de les voir grandir, gagner en confiance et en autonomie, la barrière de la langue n’en est vraiment pas une pour eux. Une fois repus, nous allons faire une petite pause brossage de dents et ablutions à notre chambre, et remontons directement en voiture. Nous allons refaire l’itinéraire de ce matin, en faisant moins de pause certes, dans le but d’essayer de retrouver les jolies bestioles aperçues lors du drive. Nous parvenons à retrouver les lieux où les lions étaient il y a encore 1H de cela, mais il n’y a plus personne malheureusement. Tout comme le rhino et la hyène d’ailleurs… Arrivés au niveau d’un point d’eau causé par la pluie Léon parvient tout de même à observer un nouvel animal, pour le plus grand plaisir de Nathalie! Un magnifique lézard, ressemblant à un varan, mais en plus petit. Il a quand même une drôle de tête, pas très attrayant, et à surtout une particularité plutôt cocasse, puisqu’il n’a plus sa queue. Les enfants se marrent bien en le regardant, d’autant que sa démarche n’est pas la plus élégante. En plus de quelques oiseaux que nous parviendrons à observer, ce seront les moments les plus notables de notre boucle, nous finissons par rentrer au camp pour le repas du midi. Pas de gastronomie de fou pour ce midi, ce sera petit-pois carottes, et riz blanc.

Avec le réveil matinal et la chaleur extérieur, personne ne se fait prier pour s’allonger sur son lit et faire une bonne sieste, nous profitons d’avoir la climatisation pour nous reposer et recharger nos batteries. Nous continuons également sur notre lancée en effectuant encore quelques devoirs, et je m’éclipse de mon côté pour répondre à quelques obligations professionnelles. Et oui, nous sommes le premier du mois, il me faut contacter notre comptable pour les salaires. C’est fou comme ces phrases sont dissonantes dans ce récit, mais c’est aussi un peu comme cela que je l’ai vécu. Installé au bord de la piscine avec la tablette, une bière à la main, envoyant tous les éléments nécessaires pour faire les virements dans les prochains jours. Je dis bien les prochains jours car nous ne savons vraiment pas quand ni dans quelles conditions nous aurons de la connexion, même s’il est vrai que des spots wifi sont souvent disponibles aux réceptions des campings. Parenthèse pro refermée, je retrouve la petite famille en train de se mettre en tenue pour aller jouer dans la piscine, nous ne ressortirons pas Luffy aujourd’hui. Au contraire, on régresse même dans notre dynamique, et on se prépare un bon apéro et un braai pour le soir. On doit aussi commencer à ranger nos affaires, demain matin nous quitterons les lieux pour la suite du périple. La fin de journée sera donc placée sous le signe de la tranquillité, sans avoir d’obligation ni contrainte. Je retourne au point d’eau une dernière fois, quand tout le monde est couché et endormi, et passe un bon moment à observer un rhino, pas le même qu’hier en comparant mes photos. Une fois disparu dans la nature, le point d’eau restera désert, je vais donc me coucher sans regret! Demain nous allons aller encore plus à l’Ouest dans le parc d’Etosha, et découvrir une partie du parc qui n’était tout simplement pas accessible lorsque nous sommes venus il y a 12 années de cela. Je trépigne à l’idée de découvrir Olifantsrus!

J7: Toujours plus à l’Ouest dans Etosha, bienvenue à Olifantsrus!