Itinéraire prévu pour la journée
C’est avec impatience que j’attaque cette dernière journée complète de mon voyage en Islande, malgré la douleur dans mon bras je suis levé aux aurores pour pouvoir aller découvrir un lieu qui est situé non loin de là, à savoir la piscine la plus ancienne d’Islande, construite dans les années 1920. Libre d’accès et entretenue par des bénévoles, Seljavallalaug (c’est son petit nom) est située dans un endroit tout à fait unique, à flan de montagne. Si vous ajoutez à ce décor de rêve le fait que l’eau chaude provient directement d’une source naturelle, vous obtenez un endroit absolument exaltant. Je ne m’étais jusqu’alors pas intéressé de près à cette piscine, pensant bêtement que cette dernière devait se situe au fin fond d’un fjord à l’opposé du pays, et qu’il me faudrait un certain temps avant de pouvoir la découvrir. Et bien non, je m’étais totalement trompé, puisque cette merveille est située entre deux des cascades les plus connues d’Islande, à savoir Seljalandsfoss et Skogafoss. Il faudra cependant fournir quelques efforts avant d’y parvenir, et effectuer une petite marche de 15 à 20min à partir du parking.
C’est donc aux alentours de 8h30 que j’arrive sur ledit parking, et chausse mes chaussures de marche. Non non, je vous passerais les détails, je ne vais pas faire d’exhibitionnisme en pleine nature, j’ai déjà mon maillot de bain sur moi! Hey, what did you expect??? Comme dans la pub! Armé de mon maillot de bain, et de mon matériel photo, je commence la petite marche sous une pluie fine, les nuages sont relativement bas ce matin, mais à vrai dire je n’y accorde que peu d’importance. Rien ne m’empêchera d’aller me baigner à Seljavallalaug, d’autant qu’à part un camping car stationné sur le parking et dont les occupants sont visiblement encore à l’intérieur, je crois bien que je vais pouvoir profiter de la piscine pour moi tout seul. Un luxe, que dis-je, un réel bonheur, que de pouvoir être le premier à m’y rendre aujourd’hui! La marche ne pose pas trop de difficultés, je fais juste attention à ne pas me retrouver les 4 fers en l’air en traversant un cours d’eau un peu vivant. Il faut dire que là, si je tombe, je risque de souffrir le martyr, déjà que j’ai dû prendre un doliprane ce matin pour atténuer les douleurs dans mon bras. Bref, fin de l’instant Juvabien Juvamine, j’arrive finalement à Seljavallalaug, il pleut légèrement, mais comme prévu, d’une je suis seul, et deux l’endroit est tout simplement magnifique. Je fais en sorte de protéger mon matériel photo pour effectuer quelques clichés, l’endroit est particulièrement photogénique.
Si le temps ne permet pas d’avoir un panorama optimal sur la vallée, la vue n’en reste pas moins splendide et fascinante, seul le bruit de quelques cascades vient perturber la quiétude ambiante. Côté baignade, il faut avouer qu’elle est quand même plutôt fraîche! Le tuyau permettant l’arrivée de l’eau chaude est bien présent et permet d’avoir par endroits une température agréable, mais avec la fonte des neiges et la pluie, une bonne partie du bassin est relativement frais. Bon cela reste très correct hein, ce n’est pas non plus frigorifique, mais disons qu’on ne peut pas rester plus de 45min à se baigner. L’autre problème, c’est la sortie du bain! Il ne fait guère plus de 2-3° dehors, aussi il faut se réfugier à l’intérieur de la petite bâtisse pour trouver un tout petit peu de réconfort. Et encore, rien n’est chauffé, et est même à l’inverse quelque peu humide par endroit mais au moins on est à l’abris du vent. L’autre soucis, cela reste les détériorations causées par les gens, il y a pas mal de détritus par endroit, voire même des vêtements trempés qui ont été laissés là. Des fois je me demande vraiment à quoi pensent les gens lorsqu’ils agissent de la sorte, c’est vraiment frustrant de voir que même dans un coin reculé, magnifique et privilégié comme celui-ci, il y a toujours des imbéciles pour laisser des détériorations. Frustrant donc, mais je garde globalement un souvenir émerveillé de cet endroit, notamment lors de mon arrivée sur place, la découverte du bassin, avec la pluie fine qui vient perturber le calme de l’eau, et surtout l’arrière plan totalement magique. Cela fout des frissons, vraiment, tellement c’est hors normes un endroit pareil!
Mais il faut bien penser au chemin du retour, d’autant qu’en plus des 3 allemands qui sont arrivés peu de temps après moi et avec qui j’ai pu échanger un peu, ce sont maintenant 6 ou 7 jeunes qui débarquent dans le bassin, ce qui rend tout de suite l’endroit un peu moins tranquille. Aucun problème pour moi, j’ai eu mes instants privilégiés, je peux repartir. Il n’est pas encore midi, j’ai donc encore largement le temps d’aller me promener en attendant de retrouver Reykjavik. Je regarde une nouvelle fois la carte d’International Photographer, et relève 2 ou 3 endroits qui pourraient offrir de belles photos. Je repasse devant Seljalandsfoss, malheureux il y a plus de monde en cette fin de matinée, et je préfère ne pas m’arrêter, je ne pourrais vraisemblablement pas faire mieux que lors de mon passage à l’aller. Je m’arrête par contre pour découvrir la cascade de Urridafoss que je connais pas, et qui se situe sur la route vers Selfoss. La cascade semble vraiment très belle, même si les couleurs aujourd’hui ne permettent pas de la voir dans les meilleures dispositions. Mais voilà un nouvel endroit que je redécouvrirais bien lors d’un prochain voyage, sous un beau soleil ou à des heures particulières de la journée ou la luminosité est optimale.
Je poursuis ensuite ma route jusqu’à Hverargerdi, où l’on peut marcher au milieu des fumerolles, et même poursuivre l’aventure en faisant une randonnée pour finir par se baigner dans une source naturelle. Je ne vais pas m’arrêter très longtemps à cet endroit, malheureusement avec la pluie le terrain est plutôt glissant, et je ne me sens pas trop l’âme d’un aventurier aujourd’hui. Je vais plutôt m’attarder près d’un champ à sympathiser avec quelques chevaux, qui comme à leur habitude vont venir à ma rencontre. Et même bien me faire marrer en venant faire du photobombing! La jalousie probablement, ils ne peuvent pas concevoir de ne pas être sur la photo! Bon elles ne représentent pas un grand intérêt photographique je dois l’avouer, c’est juste pour le fun!



Photobombing, et avec le sourire s’il vous plaît!
Passé ce moment fort sympathique et en très bonne compagnie donc, je finis immanquablement par me rapprocher de plus en plus de Reykjavik, je décide comme un pied de nez au destin de bifurquer sur la route n°39 et menant vers Porlakshofn, pour voir si je pourrais accéder à la grotte de Raufarholshellir. Malheureusement arrivé sur place l’accès ne peut pas se faire sans avoir un équipement adapté, chose que je n’ai pas du tout, je préfère ne pas tenter le diable et me retrouver en position délicate. La route n’en reste pas moins magnifique, j’emmagasine chaque information dans un coin de ma tête afin de la remplir le plus possible de sensations et d’images, pour tenter vainement de me sevrer de ce pays. Autant vous le dire c’était perdu d’avance, toutes ces étendues, ces plaines, ces montagnes, ces volcans que j’aperçois au loin sont autant d’appels à me pousser à revenir encore et encore. Mais je vous avoue également que je suis finalement assez fatigué de ce voyage, je rentre sagement sur Reykjavik pour faire mon check-in à l’auberge de jeunesse Reykjavik Downtown, et profiter d’un moment au calme. Il faut dire que bien que le prix de la nuitée soit un peu plus élevé, la qualité de la prestation l’est également, les lits sont très confortables, les couvertures fournies, et le petit déjeuner inclus. Un excellent rapport qualité-prix, je recommande! D’autant qu’au final, je me gare sur le parking gratuit situé au croisement de Seljavegur et de Nylendugata, et situé à peine à 5min à pied de l’auberge. C’est aussi l’occasion de repasser devant le logement AirBnb dans lequel nous avions séjourné cet été avec ma petite famille, de repenser à Léon se faisant une joie de découvrir l’appartement et de faire connaissance avec ce nouvel environnement, et de repenser aux belles balades vers l’Harpa et sur le port de pêche, réalisées respectivement avec ma mère Marie-Line et ma femme Nathalie, sous un soleil magnifique. Bref, un excellent moment! Le soir venu je me mets en quête d’un fish & chips sur le port, qui sera très bon, mais tout de même pas aussi délicieux que celui du Skaftafell National Park découvert à l’été 2015.
Repu et satisfait, je me dirige à la nuit tombée vers l’Harpa, afin de prendre ce bâtiment si atypique en photo, alors qu’il s’habille d’un jeu de lumière passionnant à regarder. C’est tout de même bizarre de retrouver la ville, toutes ces voitures, tout ce brouhaha, après un périple aussi dépaysant et loin de toute contrainte. Mais je suis à vrai dire prêt à rentrer, mes deux amour restés à la maison me manquent vraiment trop désormais, demain je ferais une dernière balade dans Reykjavik, avant de pouvoir les retrouver.
A demain pour les dernières photos, les derniers instants de ce carnet de voyage, et le mot de la fin 😉
Jour 8: Derniers instants en Islande, mot de la fin
Vers Jour 6: Sur le chemin du retour, la tempête











