En ce début de journée du mardi 11 février, c’est un peu vaseux que notre équipée se réveille sur les coups de 6H15. La nuit a été très venteuse, nous faisant nous réveiller à plusieurs reprises durant la nuit. Je dois avouer que malgré la fatigue, je me réveille tel un enfant le matin du 25 décembre, prêt à foncer vers le sapin de Noël et découvrir ses cadeaux. Nous ne sommes pas spécialement pressés de plier bagage pour aller de nouvelles émotions, mais je suis sur le pied de guerre. Aujourd’hui, après environ 20ans à le rêver, à l’imaginer, à le vivre par procuration au fil de documentaires et reportages photos, je vais enfin découvrir la ville de Kolmanskop! Probablement l’une des villes fantôme les plus célèbre sur terre, ancienne cité diamantaire datant du début du 20ème siècle, et aujourd’hui rongée par le désert. Un endroit formidable que j’ai littéralement imposé à Nathalie et les garçons pour ce voyage, je ne me voyais pas passer à côté une seconde fois. Mais avant de vous embarquer avec nous à Kolmanskop, retournons à notre tout début de journée, le vent c’est calmé, les variations de couleurs sur la vallée sont splendides, à mesure que le soleil pointe le bout de ses rayons. Nous avons autour de nous une myriade d’oiseaux qui chantent et se sont regroupés tout autour des 3 campements occupés cette nuit, les petits malins doivent savoir qu’ils pourraient y avoir quelques petites gourmandises à picorer par-ci ou par-là.
Alors que je commence à préparer le nécessaire pour le petit déjeuner, je distingue au loin deux formes de couleurs au niveau du campement en contrebas du nôtre. Il me faut mes lunettes pour réaliser que cette tâche blanche et cette tâche marron sont en fait… des chevaux! Bah oui tiens, nous n’en avions pas encore eu des réveils comme celui-là! Deux chevaux font le pied de guerre non loin de là, et finissent par s’intéresser à notre campement et l’activité naissante. Difficile de savoir après coup si ce sont des chevaux sauvages, ou s’ils appartiennent à Klein Aus Vista, mais à cet instant précis, c’est le far west! Moi je serais clairement contenté des oiseaux, mais je vais devoir m’adapter, les deux acolytes arrivent la fleur au fusil pour se présenter. Irréel. J’essaye de ne pas crier et de presser Nathalie et les garçons de mettre le nez dehors, sans leur dire quoique ce soit. Je vous laisse imaginer leur surprise, le réveil se fait avec de grands sourires, les chevaux semblent peu farouches, plutôt curieux même, et aimeraient visiblement partager ce petit-déjeuner avec nous. Les deux ne se laissent pas forcément caresser facilement de prime abord, mais nous parvenons à passer un moment assez dingue, irréel, avec nos deux invités du jour. Check rapide dans nos têtes, nous avons un morceau de concombre ainsi que quelques carottes qui restent dans notre mini frigo, que nous allons pouvoir leur offrir avec plaisir. Inutile de dire que nos deux amis se régalent de ce que nous leur donnons, au point même de devenir un peu pot de colle tout de même, à passer leurs museaux dans l’habitacle ou le coffre en quête de nourriture qui trainerait, il nous faut hausser un peu la voix pour les maintenir à distance respectable, et pouvoir avancer dans nos préparatifs matinaux. Je n’ai pas perdu la mémoire, et je presse un peu le pas de tous le monde pour monter en voiture, le petit déjeuner à l’intérieur de l’habitacle, pour pouvoir prendre la route. Quel moment! Vraiment, quel moment! Nous nous regardons avec Nathalie en nous insérant sur la route, avec de larges sourires, tout le monde a du mal à réaliser ce moment superbe que nous venons de vivre, alors qu’il n’est que 8H. Nous baignons déjà dans une douce euphorie, qui nous met dans les meilleures disposition pour la suite.



Nous n’avons qu’une petite heure avant de rejoindre notre principale visite du jour, dont je parle en amorce depuis quelques paragraphes, à savoir Kolmanskop. Il ne faut pas non plus que nous tardions trop avant d’arriver sur place, depuis quelques années l’entrée du site et contrôlée par des services de protection, afin d’en assurer la protection et la pérennité. Le site n’est accessible aux individuels qu’en matinée et jusqu’à 13H, la suite de la journée étant réservée aux tournages, reportages, ou professionnels de l’image. Le site est situé à une dizaine de kilomètres de Luderitz, notre point de chute pour les prochaines nuitées, et raconte une partie de l’histoire passionnante de la Namibie. En apercevant les bâtiments au loin depuis le bord de la route, aux alentours de 8H30, l’excitation est pour ma part à son comble! J’ai quand même un tout petit peu d’appréhension sur l’intérêt que pourront trouver Nathalie et les garçons à découvrir cet endroit, mais je l’ai tellement vendu, survendu même, qu’ils sont tout à fait motivés à me suivre sur ce coup.
Kolmanskop a vue le jour autour des années 1910, à la suite de la découverte d’un diamant tout à fait par hasard, dans le désert. A cette époque, la Namibie est une colonie appartenant à l’Allemagne, qui cherchait comme d’autres pays d’Europe à être présent en Afrique, pour exploiter des ressources. Cette période coloniale, comme pour les autres pays comme la France, la Belgique, ou d’autres, se fera aussi dans la douleur, le sang, et l’exploitation. C’est une période assez méconnue de l’histoire de ce pays, mais plus de 500.000 personnes périront dans ce qui constituera l’un des premiers génocide du 20ème siècle. Il existe plusieurs ouvrages qui relatent cette période noire du pays, si cela vous intéresse (Blue Book de Elise Fontenaille, éditions Calmann Levy). Pour en revenir à Kolmanskop, la découverte de ce premier diamant marquera le début d’une véritable ruée vers les richesses du sous-sol, des moyen énormes seront convoyés par bateaux entiers jusqu’à Luderitz, que ce soit en homme, en matériaux, ou en animaux. Un peu plus tard, Luderitz servira également de port pour le déploiement des troupes allemandes, pour défendre ce territoire des ennemis comme l’Angleterre (présente en Afrique du Sud). Construction d’une ligne de chemin de fer, infrastructures portuaires, soutient logistique, Luderitz devient un centre très important pour les allemands. Le filon de Kolmanskop devient très rapidement une ville à part entière, et jusqu’à son apogée autour de 1920, ce sont jusqu’à 3000 travailleurs qui viendront quotidiennement exploiter la mine de diamant. Des bâtiments seront construis aux forceps, en plein milieu du désert, dans un environnement tout à fait hostile. Bâtie à flan de colline, Kolmanskop est devenu un symbole de ce qui fait encore la richesse de la Namibie. En effet, dès 1925, la ville commencera à se dépeupler au profit d’autre filons mis à jour plus au Sud du pays, et finira par être abandonnée face aux aléas du désert et du temps. Il est à noter qu’à partir de Luderitz, tout le désert qui s’étend jusqu’à la frontière sud africaine est interdite d’accès aux gens « lambdas », et est contrôlé par l’État et l’armée. La Namibie figure au 2nd rang des pays exportateurs de diamants dans le monde encore aujourd’hui! Une fois abandonnée, la ville tombera pendant longtemps dans l’oubli, et sera ensevelie partiellement par le sable. Le site étant resté tel quel pendant toutes ces années, un regain d’intérêt c’est manifesté il y a quelques dizaines d’années, le côté incroyable de cet endroit rongé par le sable va attirer les reporters, les cinéastes, mais aussi les photographes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Au point donc de voir son accès réglementé, afin d’éviter qu’il finisse trop dégradé, et de permettre à tout à chacun de venir découvrir cette fenêtre sur le temps s’il le souhaite.


Et bien vous savez quoi, en ce mardi 11 février 2025, 8H30, c’est à notre tour de la découvrir, cette fenêtre sur le temps! Nous nous acquittons des frais d’entrée et allons nous garer devant un bâtiment qui a été réhabilité en point de départ, avec une boutique et une espace pour prendre un café et se reposer. Lorsque nous descendons de voiture, une femme en uniforme nous accueille avec un large sourire, et nous explique un peu comme fonctionne le lieu. Elle nous propose également de déguster ce qui constitue le « Best Coffee in Town! ». Ce petit trait d’esprit ne manque pas de nous faire sourire, des cafés à Kolmanskop, cela ne court pas les rues! Nous décidons de ne pas nous joindre à la visite guidée qui doit débuter d’ici une quinzaine de minutes, et partons de suite découvrir les première salles du bâtiment principal, avec la salle de balle, et des vestiaires. On plonge très vite dans cette ambiance du début du siècle, avec des boiseries à peu près partout sur le sol et sur les murs, des hauteurs sous plafond impressionnantes, et des outils d’époque au design singulier. Dans ce bâtiment tout a été lustré, poncé, verni, et réparé, pour pouvoir offrir un décor d’époque, comme si nous y étions. Mais nous n’avons qu’un hâte, c’est de sortir par l’arrière du bâtiment, et de nous diriger vers 3 bâtisses individuelles, massives, et laissées à l’abandon. La rouille des câbles se mêle au sable, une baignoire se met en travers de notre route, des morceaux de bétons parsèment le décor, nous entrons très rapidement dans le vif du sujet.



Même si nos premiers pas dans le sable, au milieu des rangées de bâtiments et des débrits, ne sont pas les mieux assurés, les enfants sont happés par cette baignoire, qu’il s’empressent d’investir et de transformer en bateau pirate, en luge, ou en vaisseau spatial. Premiers clichés, nous essayons de prendre également la mesure de cette ville fantôme et des bâtiments qui nous entourent. Tout paraît tellement grand! Les enfants et Nathalie décident de s’arrêter à la 2nde maison la plus éloignée, attirée par un escalier massif qui ne demande qu’a être arpenté. Pour ma part je continue jusqu’à la maison la plus éloignée, ayant aperçue une superbe véranda dont toutes les fenêtres sont ouvertes. Je ne me ferais la réflexion qu’un peu plus tard en les retrouvant, mais il est important à Kolmanskop de rester en groupe au cas un accident surviendrait, et de ne pas faire preuve d’un excès de confiance. Les bâtisses sont à l’abandon depuis très longtemps, fragilisées par le vent le sable ou les hommes, même si cet espace invite à clairement à l’exploration, il ne faut jamais mettre de côté l’aspect sécurité. Encore plus avec des enfants! A cet instant, seul face à l’entrée de la première bâtisse, je suis moi aussi un enfant! Le sourire aux lèvres, je suis face à la pancarte indiquant « Minenverwalter », la maison de l’administrateur. Aux dimensions vraiment impressionnantes, j’effectue les derniers pas avec un plaisir infini, et finis par entrer… Le parquet craque doucement sous mes pas, des tas de sables sont éparpillés ici et là dans les coins des pièces, j’essaye de m’imaginer la disposition de cette maison en regardant les volumes, les vestiges de papier peint ou de peinture, une éventuelle arrivée d’eau, etc… Tout est tellement photogénique, tout est tellement graphique, esthétique, beau! Je finis par trouver l’accès à la véranda, ce qui me permet d’apercevoir au loin Léon et Matisse passer devant telle ou telle fenêtre, puis la tête de Jacob passer au dehors d’une autre et me faire coucou, et me dire de venir vite pour voir, regarder! Égoïstement, je préfère profiter de la maison dans laquelle je suis, seul, pour commencer à photographier des détails, des angles, des vues… Mais je suis déjà rassuré de les voir s’éclater et de les entendre rigoler en parcourant la maison dans laquelle ils sont, je suis un peu plus serein et peux me focaliser sur les photos. Je découvre un escalier massif, qui mène à l’étage vers une baignoire en béton (il me semble), tout aussi massive! Je n’en crois pas mes yeux. J’ai beau avoir vu et revu, lu et relu sur cet endroit, je suis subjugué par l’atmosphère qui se dégage de cet endroit. Jacob finit par me rejoindre au bout d’un moment, je l’incite à se mettre dans cette baignoire si impressionnante, ce qu’il fait avec plaisir.




Il insiste pour que je le suive pour rejoindre ma petite troupe dans la maison du milieu, où il tient à me montrer, accompagné de ses frères les étages de la bâtisse. Nous finissons donc de ce qui devait constituer le grenier, avec des charpentes et un toit largement éventré, même si l’endroit reste sympa je ne peux m’empêcher de le trouver assez dangereux pour eux, un faux pas et tout le monde passerait à l’étage inférieur sans ménagement. Je retrouve une Nathalie tout sourire, impressionnée elle aussi par l’endroit, les marques encore visibles du temps, et l’ambiance surréaliste qui s’en dégage. Nous continuons notre exploration seuls, à cinq, à parcourir les constructions, contemplant l’esthétique et l’atmosphère si particulière qui se dégage des lieux. Parfois nous tombons sur une pièce envahie par le sable sur plusieurs mètres, parfois ce sont des lavabos ou des baignoires posées à même le sable, ou des papiers peint d’époque qui tiennent bon an mal an et résistent au temps. La visite se poursuit dans ce qui constituait l’hôpital, avec cet immense couloir desservant des pièces tout le long, on croit deviner qu’ici il y avait une salle de soin, là une salle de repos, peut-être était-ce le bureau d’un médecin pour des consultations. L’imagination ne demande qu’à s’exprimer, nous nous interpellons les uns les autres avec des « venez voir par ici, trop cool! », des « wow », tellement nous sommes pris au jeu. Même si au final certains bâtiments se ressemblent, à chaque détour il y a ce petit détail qui nous fait nous arrêter pour prendre ou photo, cet objet figé dans le temps, ou tout simplement observer cette fenêtre sur le temps que nous avons la chance de découvrir. Comme vous pouvez vous en douter, le temps défile à toute vitesse pour nous, il nous faut veiller tout de même à ne pas trop s’éterniser, il nous reste encore quelques salles à visiter, notamment la salle du jeu de quille, restaurée et présentée comme à l’époque, ou encore cette salle où sont présentés des outils de tous les jours, des tenues d’époque, du matériel médical, etc… Nous découvrons également une petite boutique proposant quelques vêtements inspirés des tenues d’époque, dans laquelle je ne peux m’empêcher de craquer pour un pantalon. Passage également par la boutique de souvenirs, bien fournie, qui offre même la possibilité de craquer son PEL pour s’offrir un diamant certifié, extrait dans l’une des mines que compte la Namibie. Respect du budget oblige, nous ne craquerons pas, même si l’envie est grande de céder à la tentation. Viens finalement, inéluctablement je dirais même, le moment où il nous faut remonter en voiture, pour poursuivre notre aventure. Nous sommes tous unanimes sur le moment que nous venons de passer, ce fût en tous points extraordinaire. J’étais déjà conquis avant même d’y aller vous me direz, je n’étais pas le plus difficile à convaincre. C’est vrai! Mais Nathalie elle aussi l’a été, avec la simplicité de se laisser porter par ce qu’elle découvre, et en repartir la tête remplie d’images folles. On a beau s’y attendre, on a beau s’y préparer, Kolmanskop est véritablement un endroit unique, que nous ne saurions que trop vous conseiller de visiter si vous allez un jour en Namibie.





Nous effectuons les quelques kilomètres qui nous séparent de Luderitz sous un magnifique soleil, avec la proximité de l’océan la température est très agréable, autour de 20 degrés. Nous avons une nuitée de réservée à Kairos Cottage, qui tombe vraiment à pic pour pouvoir se reposer et profiter d’un vrai lit. L’endroit est tout à fait charmant, tout comme l’accueil, avec un côté simple et « dans son jus », authentique et offrant une vue sur l’océan idéale. Nous dormirons dans une chambre familiale spacieuse, chacun avec son propre lit, kitchenette et salle d’eau. L’endroit nous permet également de vider intégralement la voiture, pour pouvoir faire un peu de rangement et de réorganisation en vue des prochains jours. Une fois tout notre bardage déposé dans la chambre, nous filons dans le centre ville pour le repas du midi, nous avons repéré un restaurant que nous avions relevé dans nos notes, The Portuguese Fisherman Restaurant. Décoration maritime avec la proue d’un bateau sur la terrasse, nous salivons à l’idée de pouvoir déguster du poisson frais et quelques légumes! Aucune restriction sur le repas, on se fait plaisir! Apéro, plat, et excellent dessert, on fait la totale, et ressortons repus et satisfait de nous être arrêtés à cet endroit. Luderitz est une ville d’environ 30.000 habitants, dont l’économie c’est logiquement tournée vers deux activités, la pêche et l’extraction de diamants. L’architecture rappelle beaucoup Swakopmund, mais avec en plus ce petit plus d’impression de bout du monde, avec des immeubles d’époque qui sont pour ainsi dire « dans leur jus ». Côté boutique il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, on en fait vite le tour. Nous en profitons également pour faire de vraies courses, dans un vrai supermarché, avec quelques produits frais qui nous servirons les prochains jours. Nous finissons par retourner au cottage sur les coups de 16H, et nous octroyons tous un moment de repos bien mérité!


Après cette sieste salvatrice nous nous mettons en route vers une plage mentionnée dans les guides et située aux abords de la ville, à savoir Agathe Beach. Immense, avec très peu de monde, nous passons un moment très sympa à marcher et jouer dans le sable, profitant des derniers rayons du soleil et de la douceur de cette journée. Cette journée était déjà parfaite telle que nous l’avions vécue, mais nous aurons encore droit à une surprise comme la Namibie en offre, à savoir l’observation de dauphins longeant la plage, probablement en quête de nourriture. Leur proximité avec le bord de la plage ne manque pas de nous surprendre, mais d’une ils connaissent bien mieux les lieux que nous, et deux nous n’allons pas non plus nous plaindre de pouvoir les observer dans ces conditions idéales. Quelques flamants roses viendront également se poser dans la lagune située en retrait de la plage, ajoutant une nouvelle espèce à la longue liste de toutes celles déjà observées jusqu’à présent. Sur le retour nous nous arrêtons au niveau de la jetée pour nous installer à la terrasse d’une pizzeria, et profiter autant que possible de cette belle fin de journée. J’aurais quand même droit à un magnifique moment de solitude, qui nous fera bien marrer, que je vais partager avec vous. En retournant au véhicule pour chercher nos pulls, la personne qui se charge de veiller sur les voitures (comme cela se fait partout dans le pays) m’interpelle et me fait comprendre que je me suis garé dans le mauvais sens, ce qui pourraient me valoir une amende. Je le remercie avec un large sourire, monte dans l’habitacle cherche à mettre le contact, et là, sous le regard un peu ahuri du gardien, je me rends compte que je me suis installé côté passager, à l’européenne. J’explose littéralement de rire, le gardien aussi, et ressort donc, tel un seigneur, m’installer à la bonne place pour faire le demi tour. Nathalie ne manque pas de se moquer allègrement de ma bévue, j’avoue que pour le coup, je me suis vraiment retrouvé « comme un con », il n’y a pas d’autre mot. Une fois le repas fini nous retournons directement au cottage, pour nous installer confortablement dans nos lits douillets, le sommeil nous gagne les enfants en quelques minutes seulement, pendant que nous finissons de ranger et préparer nos affaires pour demain. Cette journée restera parmi les plus fantastique que nous ayons pu vivre durant notre périple, du réveil avec les chevaux pour nous tenir compagnie, la découverte de Kolmanskop, et la balade sur la plage accompagnée de dauphins. Demain une longue route nous attends, puisque nous allons nous rendre au Fish River Canyon, 2ème plus grand canyon au monde derrière le Grand Canyon aux Etats-Unis. Je ne peux m’empêcher avant de m’endormir de regarder une dernière fois les photos du jour, et repenser une dernière fois à toutes ces émotions vécues, avant de plonger dans un sommeil profond.
J17: Direction le Fish River Canyon!






















