Lundi 03 Août 2015
Ça y est, nous y sommes!
Après beaucoup d’attente, c’est à notre tour de partir à la découverte de l’Islande! J’avais déjà eu la chance, grâce à Nathalie, de fouler une première fois le sol islandais en 2010, le temps de long week end de novembre, et de partir à la découverte de Reykjavik, des baleines, mais aussi des aurores boréales. A l’époque je n’avais pas d’appareil adéquat, il subsiste vraiment très peu d’images de ce week end, hormis celles gravées à tout jamais dans nos esprits. J’ai tellement été captivé par ce pays, que par ricochet, se sont Nathalie ainsi que ma mère Marie-Line qui ont eut droit aux discours fleuves. En ce lundi matin, nous sommes donc sur le pied de guerre, et surmotivés, dès 7H du matin, pour nous rendre à l’aéroport.
A un détail près, nous sommes chargés comme des mules!!! Rendez-vous compte: lorsque l’on voyage à deux, pas de problème, chacun son billet, chacun sa valise, 23kg à remplir à loisir. Mais pour le coup, la donne est quelque peu différente, puisque hormis Marie-Line qui dispose de sa propre valise (et pas trop chargée, surprenant pour une femme… je plaisante!), nous n’avons que 2 valises pour 3. Enfin… 1 valise pour Léon (j’ai réussi à caser quand même un objectif et mon trépied, miracle!), et la seconde à nous partager avec Nathalie. Autant dire que les affaires sont roulées minutieusement pour ne pas perdre un centimètre de place, afin de tout faire rentrer. La fermeture n’a pas été facile, mais au moins, tout rentre! Nous sommes habillés de manière à économiser du poids: chaussures de rando, pull polaire, veste, tout ce qui pèse un bon poids est sur nos épaules, en poussant même le vice jusqu’au T-Shirt manches longues pour ma part. Il est 7H, nous chargeons donc le coffre… Ah oui, dernier détail, et pas des moindres, après moult discussions, nous avons finalement décidés de prendre un lit parapluie pour le petit bonhomme, dans la mesure ou nous ne logerons pas toujours dans des hôtels, afin d’assurer un minimum de confort pour ses nuits. Faisons donc le récapitulatif: 2 valises de 23kg remplies de chez remplies, 1 de 17-18kg, un lit parapluie, 1 sac à dos avec le matériel photos et des bricoles, le sac à dos de transport de Léon, et enfin un autre petit sac pour M-L. Ça fait quand même beaucoup vous ne trouvez pas?! Et bien je vous le confirme!
Il fallait nous voir dans le hall de l’aéroport, le chariot rempli à ras bord, Léon assis sur ce gros amas, à faire le piquet de guerre pour embarquer. Et n’oubliez pas que nous sommes début août, à 11H il fait déjà une chaleur à crever. Je paye cash ma stratégie des vêtements volumineux: je suis en nage. Mais peu importe, l’avion décolle dans à peine plus d’une heure, je suis heureux, comme tout le reste de la petite troupe. Formalités accomplies sans problème, nous embarquons sous les hourras de Léon, qui gesticule comme un fou en voyant tous ces avions, ces bus, etc… Au moins, on rigole bien, et tout le monde en profite. Décollage à l’heure, c’est parti pour 3H30 de vol! Le petit abandonne finalement la première mi-temps en cours de route, et s’endort entre nous deux.
A l’approche de notre destination, on sent l’excitation grimper d’un cran, les regards se tournent vers la droite de l’appareil, d’où nous pouvons apercevoir les côtes islandaises. L’avion pourrait pencher tellement tout le monde semble captivé par le premier coup d’oeil sur l’Islande. Premières turbulences également, très faibles, mais qui ne manquent pas de me rappeler au bon souvenir du décollage chaotique de Namibie, et me font donc avoir une petite poussée de sueur. Pourtant, vraiment, cela n’aura duré que quelques instants! Je relève la tête, fait mine de rien, et attend que l’avion atterrisse. Personne n’a rien vu, ma fierté est sauvée! Arrivée donc à Keflavik, juste à l’heure, soit 2H30 de l’après-midi, descente de l’avion, et là, nous avons droit à deux surprises: il fait un superbe temps, le soleil est avec nous, il ne manque que quelques palmiers (et quelques degrés) pour que l’on se croit aux Bahamas. La seconde, le timing parfait qui se déroule: nous avons à peine le temps d’arriver au tapis des bagages que ces dernières arrivent, et comme par enchantement, les nôtres sont parmi les toutes premières. C’est donc dans les meilleures dispositions que nous partons pour nos deux premières missions: faire du change, et trouver notre personne de contact pour récupérer la voiture.
L’aéroport de Keflavik étant ce qu’il est (c’est à dire pas un labyrinthe tortueux), nous arrivons directement au bureau de change, et notre contact est juste à côté avec sa petite pancarte. Que demande le peuple!
Formalités accomplies, direction l’agence Blue Car Rental pour récupérer le véhicule qui nous accompagnera tout le long du voyage, un Suzuki Gran Vitara. Après avoir écumé un bon nombre de forums et de discussions sur l’Islande, il s’avère que cette agence semble proposer les meilleurs tarifs et être parmi les plus fiables. A contrario, et sans vouloir leur faire mauvaise presse, plusieurs discussions ne mettent pas forcément en valeur les loueurs que nous connaissons habituellement, qui peuvent parfois abuser de leur position. Il faut savoir qu’en Islande les assurances liées aux locations des véhicules peuvent être particulières pour plusieurs raisons: un véhicule lambda ne pourra pas aller sur toutes les routes d’Islande et devra se cantonner aux routes goudronnées, les franchissements de gués peuvent également être la source de bien des soucis si vous n’y prenez pas garde, mais aussi les tempêtes de sable qui peuvent avoir raison de la peinture du véhicule et de votre porte-monnaie. Tout un programme! Autant d’offres proposées en options aux voyageurs par la majeur partie des loueurs, là ou Blue Car Rental en intègre déjà la plupart, sauf celle liée aux tempêtes de sable. Bref, nous étions prévenus, et avons donc fait le choix de suivre les conseils prodigués, en choisissant local, et sans assurance sable.
La bête arrive, que nous chargeons en mode Tétris pour tout faire rentrer. N’oubliez pas: 3 grosses valises, lit parapluie, etc, etc… Et bien vous savez quoi, tout rentre, et on a encore largement de quoi faire pour nos jambes! C’est décidé, quand j’aurais les finances, j’aurais un 4×4! Et quand j’aurais encore plus de finances, je le prendrais pour aller en Islande, avec tout plein de valises dedans!
Une fois parés, nous bouclons nos ceintures, et effectuons nos premiers tours de roue en direction de Reykjavik, qui se situe à environ 35min de route d’ici. Limitation de vitesse à 90km/h, ce qui nous laisse le temps de prendre en main cette boîte auto, mais aussi de porter nos regards sur les alentours. Le GPS intégré dans la voiture est un petit plus agréable mais pas nécessaire, bref nous sommes vraiment confortés dans notre choix de véhicule!
Notre première nuitée islandaise se fait par l’intermédiaire de AirBnB, nous avons réservés un logement à proximité du port de Reykjavik, que nous trouvons assez facilement. Dans ce type d’hébergement, et il en sera de même pour certains cottages que nous avons réservés, une petite box à proximité de la porte d’entrée et fonctionnant avec code nous permet de disposer des clés sans avoir à rencontrer l’habitant. C’est un peu dommage de ne pas pouvoir le faire, mais bon, on ne peut pas toujours faire autrement, et malgré tout, nous avons pu communiquer très facilement avec le propriétaire, très serviable et disponible! Le logement est d’autant bien situé qu’il y a un parking gratuit à 50m de là, ce qui n’est pas forcément le cas partout dans Reykjavik.
Passée la dépose des bagages et l’installation du lit, on se détend un peu, il doit déjà être 17H heure locale, soit 19H heure française, et le petit estomac de Léon commence à se manifester. Il nous faut donc nous mettre en quête d’un magasin ouvert, ce qui ne s’avère pas si évident de prime abord, puisque le lundi suivant le premier week-end d’août, les commerces sont fermés… Or, nous sommes ce fameux lundi! Tant pis, je pars en vadrouille avec quelques milliers de couronnes, et suite aux indications laissées par le propriétaire, trouve assez rapidement un commerce qui ouvre contre vents et marées, et même les jours fériés. Victuailles pour le petit-déjeuner dans le panier, je me tourne vers le repas du soir, et tente un gros coup de poker. Que dis-je, un coup de folie même, je m’étonne moi même de ce côté aventurier, amoureux du risque, et prêt à embarquer femme, enfant, et grand mère dans mon sillage… Bon ok, nous avons mangé des torsades au pesto… Repas enfilé, on se tâte pour aller se promener tous les 4, il fait encore très beau, mais la fatigue se fait sentir du côté de chez Léon, ce qui nous pousse finalement à rester à la maison. Il est tout simplement rincé de cette première journée bien remplie, pleine de bruits, d’émotions, de gens, et d’ambiances différentes. Autant vous dire qu’en 2min chronos, il a rejoint le pays des rêves.
Je pars en promenade avec Marie-Line le long du port, en direction d’un des emblème de Reykjavik, l’Harpa, salle de concert au combien magnifique et imposante. L’air est bon, avec de magnifiques éclaircies, la ballade est vraiment agréable. J’en profite pour sortir pour la première fois mon appareil, afin d’immortaliser ce moment reposant.
Attention, bâtiment sous haute surveillance!
Vue de l’intérieur de la façade de l’Harpa
Au repos, en pleine contemplation. Spectacle à l’intérieur et à l’extérieur
Retour à la maison, toujours pas fatigué, je décide de poursuivre la balade, mais en changeant de partenaire, c’est Nathalie qui m’accompagne pendant que M-L reste à veiller sur Léon, de notre côté nous partons en exploration du port de pêche. Lumière toujours aussi agréable mais température un peu plus fraiche, c’est main dans la main que nous évoluons dans cette zone peu fréquentée aujourd’hui. La vue est magnifique, nous nous rappelons au bon souvenir de 2010, à la différence que cette fois-ci, il ne fera nuit qu’à partir de 23H et jusqu’à 5H du matin environ, totalement l’inverse de notre premier séjour. Quelque peu déstabilisant, mais on s’y habitue beaucoup plus facilement avec un temps pareil!
Bâtiment de pêche avec l’Harpa en second plan
Nous rentrons de notre balade autour de 21H, fatigués mais heureux, et même si nous aimerions bien prolonger le bonheur de cette première journée islandaise, nous allons sagement nous coucher. Demain matin débute véritablement notre périple! Mais avant de fermer les yeux, petit détail pour nous occidentaux qui n’y sommes pas forcément habitués: en Islande le principe de volet n’existe pas ou peu, de simples rideaux viennent garantir l’intimité. Ce n’est pas un problème en soi loin de là, mais c’est désormais chose sûre, nous ne nous endormirons jamais dans le noir, il y aura toujours de la luminosité en provenance de l’extérieur. Et oui, les hivers sont longs et difficiles, aussi lorsque le soleil est présent, les Islandais en profitent au maximum! Et sur une île où toute la population se connaît ou presque, la notion d’intimité n’est tout simplement pas la même 😉



