– Mercredi 06 février 2013 –
Le moment que nous redoutions tant il y a peu est inéluctablement arrivé… Le réveil sonne et marque le début de notre dernière journée en Namibie. Il est encore tôt, mais nous pouvons déjà apercevoir le soleil pointer le bout de ses rayons et offrir un panorama splendide sur Na’an Kuse. A 7H30, Nathalie finit par remarquer qu’aucun petit déjeuner ne semble préparé pour nous, aussi je suis obligé de lui avouer la petite surprise réservée la veille. Nous allons donc monter une dernière fois en 4×4 pour partir effectuer une dernière excursion, et profiter le plus possible de nos derniers instants ici. C’est en route que je lui en dis plus sur la suite des événements, à savoir que nous allons effectuer une marche dans me bush, durant laquelle nous serons en excellente compagnie, puisque outre la venue de quelques volontaires, nous aurons un splendide animal pour nous accompagner: un caracal! Animal difficile à pouvoir observer en temps normal, là ce dernier va venir nous tenir compagnie pendant environ 2H00.
Le réveil sonne sur Na’An Kuse, avec un spectacle toujours aussi magnifique
En attendant l’arrivée des volontaires, nous pouvons découvrir l’école financée par la famille Pitt-Jolie ainsi que les locaux attenants. Mais le clou du spectacle est bien entendu l’arrivée de LA star de cette excursion, une magnifique femelle caracal, recueillie blessée et jamais repartie de la fondation car incapable de se nourrir seule. Munie d’un collier, l’animal finit par descendre de voiture une fois arrivée au point de départ de notre ballade, et commence à explorer les environs. Environnement que nous prenons un malin plaisir à découvrir également, puisqu’à peine arrivés au point d’eau situé à 2 minutes de marche du véhicule, nous tombons nez à nez avec deux girafes, quelques zèbres, et quelques chevaux. Quelle surprise de pouvoir voir une dernière fois une girafe! Nous nous posions la question il y a peu, et sommes finalement servis sur un plateau! Toujours aussi discrètes, les girafes retournent à leurs occupations tandis que nous nous mettons en route. Voir évoluer un caracal dans son environnement naturel est tout de même très intéressant, on voit une nouvelle fois que ce dernier se fond littéralement dans la nature, son corps ne dépassant pas les hautes herbes.
Ecole de la fondation Pitt-Jolie
Notre compagnon de promenade
Regard magnifique
Couleur et taille parfaites pour se fondre dans leur envirronnement
Premiers pas pour faire connaissance
Nous nous arrêtons un peu plus loin, ce qui donne l’occasion à l’animal s’il le souhaite de venir près de nous. Et si hier j’étais jaloux des tentatives des guépards de draguer ma femme, aujourd’hui c’est l’inverse qui se passe, puisque la femelle caracal se dirige directement vers moi et commence à chercher mon contact. L’heure de la revanche est venue, et c’est avec un sourire narquois que je regarde Nathalie, espérant susciter chez elle de la jalousie. Peine perdue, elle est habituée au fait que j’ai un bon contact avec les félins, et profite de la proximité de l’animal de prendre quelques clichés. Le caracal ressemble à un lynx qui aurait été croisé avec un chat, ses pâtes sont hautes, avec des poils au bout des oreilles, et une démarche typiquement féline. Seule différence, l’animal ne ronronne pas, enfin pas avec nous en tout cas!La ballade reprend et l’on peut voir le caracal grimper avec une facilité déconcertante aux arbres, faisant des bonds d’une hauteur prodigieuse. Les 2H de ballade passent finalement très vite, mais nous profitons tout de même comme il se doit de la présence exceptionnelle de cet animal magnifique. En repartant nous passons près de l’enclos dans lequel nous étions entrés hier pour rencontrer les guépards, afin de les nourrir. L’occasion de les admirer une toute dernière fois. Il nous était impossible de l’imaginer, et pourtant, en l’espace d’à peine 3H, nous venons de voir des guépards, un caracal, des girafes, des babouins, des zèbres, des chevaux, et quelques suricates.
Quel regard!
En bons amateurs de chats, nous apprécions comme il se doit cette compagnie
Et cela semble réciproque?!
En profiter… au maximum!
L’estomac commençant à crier famine, nous revenons de notre promenade sur les coups de 10H30-11H, et pouvons constater avec délectation qu’un magnifique et gargantuesque petit-déjeuner nous attend à la même table qu’hier. Le festin s’annonce royal, les confitures maisons sont excellentes, mais le point d’orgue de ce petit déjeuner est sans conteste la dégustation de… 2 croissants! Et oui, les bons français que nous sommes savent apprécier le goût des bonnes choses, et les viennoiseries comme le pain sont vraiment bons. Nous nous remplissons allègrement l’estomac, ce qui nous permettra de sauter le repas du midi et d’avoir à chercher à Windhoek. Une fois repus, nous retournons dans la chambre prendre une bonne douche, et ranger tranquillement nos valises. Avec difficulté nous parvenons à les boucler, et c’est sur le coups de 13H que nous remontons dans notre véhicule.
Alléchant n’est ce pas?!
Miam-Miam!
La suite des événements se fait sans grande conviction ni entrain, nous rendons notre véhicule autour de 15H, et sommes directement conduis à l’aéroport. Tout se passe très bien et l’accueil des gens est toujours aussi excellent, mais nous avons clairement un pincement au cœur en arrivant à l’aéroport. Nous ne pouvons nous résoudre à rentrer dans le hall, et ayant un peu de temps devant nous, en profitons pour faire un peu de bronzette sur un banc, tout en regardant quelques photos. Il fait au moins 35 degrés, aucun nuage n’est à signaler… Les formalités accomplies, nous arrivons en zone internationale et retrouvons des têtes connues, puisque nous rencontrons le couple de guides français. L’occasion e revenir sur nos dernières découvertes, eux comme nous avons encore vécus des moments formidables en Namibie, et découverts de endroits incroyables. En montant dans l’avion nous pouvons voir au loin de gros nuages noirs, signe que des pluies vont tomber sur les terres namibiennes, et soulager ainsi la faune et la flore.
Ce que nous ne pouvions prévoir en revanche, c’est qu’à peine partis, nous allions vivre une belle frayeur, finalement la seule de ce voyage, puisqu’en pleine ascension nous traversons les fameux nuages aperçus quelques minutes plus tôt, créant une forte zone de turbulence. La foudre finit par s’abattre sur l’avion, et même si nous ne craignons pas du tout l’avion en temps normal, les creux de plusieurs mètres que nous faisons sont loin d’être rassurants. Il faut dire que les habitations sont encore largement visibles depuis les hublots, et que nous ne sommes finalement pas si loin de la terre qu’il n’y paraît. Le stress monte clairement dans l’avion, avec les passagers qui commencent à s’affoler. Mais notre pilote gère très bien la situation, et finit par passer au dessus des nuages. Je ne sais pas si vous avez déjà vécus ce genre d’émotion, mais sentir la peur se faire sentir dans chaque personne d’un avion est vraiment un sentiment spécial! Le reste du voyage est sans encombre, et comme prévu nous arrivons à l’aéroport le lendemain matin… Comme prévu, il fait autour de 0° dehors, et la neige a recouvert les paysages.
Ceci marque définitivement la fin de notre exceptionnel périple en Namibie, nos têtes sont remplies de milliers d’images colorées et chaudes, de visions de paysages grandioses, et de rencontres enrichissantes. La Namibie est et restera comme une exception parmi tous les pays que nous avons pu découvrir jusqu’à présent, et même avec 2 mois de recul, nous savons très clairement que nous y reviendrons un jour prochain. Peut-être pas dans l’immédiat, mais nous y retournons, cela nous paraît évident. Depuis, nous vantons les mérites de ce pays fabuleux, et le conseillons à qui veut l’entendre.
Retour: Mardi 05.02: Na’An Kuse Lodge











