Jour 1: l’Islande, ça commence fort, très fort!

Nous y voilà!

 

C’est le grand jour pour moi, après cette boucle islandaise accomplie durant l’été 2015 en famille, je vais pouvoir retrouver cette terre si particulière à mes yeux qu’est l’Islande. Un concours de circonstances m’a permis de pouvoir organiser ce séjour d’une semaine, mais ce coup-ci l’aventure se déroule en solo. Entre appréhension et trépignements, mon état oscille à mesure que j’approche de l’île. Il faut dire quand même que c’est bien la première fois que je prépare et termine une valise une semaine avant de partir, et qu’en professionnel de l’organisation, chaque centimètre de ma valise a été mis à contribution. Bâtons de marche, sac de couchage, serviettes, équipements de marche, nouilles instantanées, j’ai essayé de ne rien laisser au hasard, pour pouvoir partir dans des conditions optimales en Islande. Le check le plus important reste le matériel photo, car immanquablement il sera mon compagnon de chaque instant. J’ai d’ailleurs hâte de mettre mon nouvel objectif à contribution! (NB: pour avoir un rendu optimal des photos présentées, cliquez dessus!)

La liaison entre l’euroairport de Bâle-Mulhouse vers Reykjavik par la compagnie Easyjet est une bénédiction pour moi, rendant mon terrain de jeu favori à moins de 4H de vol de chez moi. L’embarquement est d’une efficacité redoutable, tout comme le vol, qui arrive même avec quelques minutes d’avance sur l’horaire indiquée. Récupérer les bagages est une nouvelle fois une simple formalité, je fais vite fait mon change pour toute la semaine, et me met en direction des locaux de Blue Car Rental, la compagnie que je sollicite une deuxième fois pour la location de mon véhicule. La première remarque que je me fais en sortant de l’aéroport, c’est qu’il fait beau! J’essayais de ne pas trop regarder les prévisions météo avant mon arrivée, mais force est de constater que je suis accueilli de la plus belle des manières. Il n’est même pas 17H lorsque je grimpe dans l’habitacle de mon véhicule, un Dacia Duster, qui me permettra de profiter en toute sérénité de mon séjour. Je n’ai pas vraiment hésité sur la location ou non d’un 4X4 pour ce séjour, non pas que je compte faire des folies et rouler dans des endroits improbables, loin de là, mais le confort, l’espace, et la sécurité qu’offrent ce type de véhicule sont un gros plus moi. Sans compter que suite à un accident de voiture la semaine passée, mon véhicule est HS, et que le Duster fait partie de la sélection des véhicules qui m’intéresse. Il ne me manque plus qu’une caméra, une gopro, et hop je me transformerais presqu’en reporter de M6 pour Turbo, avec un test grandeur nature!

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Photo Iphone, la bête est belle, reluisante, prête pour l’aventure

Itinéraire prévu:

Je me dirige directement pour faire mon ravitaillement en courses, afin de ne pas avoir à en faire par la suite, enfin le moins possible. Je trouve également un Vinbudin juste à côté, qui me permet d’acheter un peu de bière, histoire de pouvoir sympathiser comme il se doit si les occasions se présentent en auberge de jeunesse.  C’est donc sur les coups de 18:00 que je prends la route en direction de ma première étape pour la nuit, c’est à dire l’auberge de jeunesse de Borgarnes. J’ai volontairement fait l’impasse sur un stop à Reykjavik, dans la mesure ou je connais finalement déjà bien la ville, et que je m’accorderai un peu de temps dans la capitale lors de ma dernière journée de voyage. Le choix de cette auberge ne s’est pas fait au hasard, en effet je souhaitais me rapprocher au maximum de ma balade prévue le lendemain, à savoir la péninsule de Snaefellsnes. Il existait bien une auberge un peu mieux située, mais cette dernière semblait complète.

Dès les premiers kilomètres c’est vraiment une sensation de bien être qui m’envahit, à savoir que les paysages se révèlent absolument somptueux (ça je le savais déjà) avec tous ces sommets enneigés (ça c’est une découverte). J’arrive sur place en même temps que le coucher du soleil, malheureusement je vais rater celui-ci! Valise installée dans la chambre, je vais tout de même profiter des dernières lueurs pour prendre mes premiers clichés,  qui s’avèrent déjà à la hauteur de mes espérances.

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Ah oui, et c’est une grande première à signaler, c’est en revoyant mes photos que je me décide à les signer pour la première fois, comme les pros. Bien entendu j’en suis loin, et je reste ouvert à toutes les critiques et conseils que toi, cher lecteur, tu pourras me prodiguer. Après cette petite balade fortement appréciée, je retourne à l’auberge, et me renseigne auprès du personnel si une fenêtre se dégage ce soir au niveau des aurores boréales, et l’on me répond que oui! Je prends note de deux-trois applications à télécharger ( Aurora Fcst, My Aurora Forecast, et enfin Aurora Iceland -payante-), reprends quelques forces en mangeant un morceau, pour reprendre la route sur les coups de 22:30 en direction du Nord, comme on me l’a indiqué.

Je roule depuis maintenant 30min, à faible allure, à scruter le ciel. Les conditions sont idéales, il y a très peu de nuages, nous sommes dans une phase de nouvelle lune, et la luminosité est donc parfaite pour l’observation des aurores boréales. Pour le moment je ne distingue pas grand chose, et puis finalement, je crois remarquer comme une tâche. Mon premier réflex est de nettoyer mon pare-brise, mais cette « tâche » est toujours présente. Je fais donc le point: je vois les étoiles au travers de cette tâche, ce qui veut dire que cela ne peut pas être un nuage, à moins qu’il soit d’une très faible densité. Je m’arrête donc à la première occasion pour effectuer LE test ultime qui me dira si ce que je crois apercevoir est bel et bien une aurore boréale: prendre une photo en pause longue. Car oui, la photo reste le meilleur moyen de détecter une aurore boréale, surtout si elle n’est pas encore facilement détectable à l’oeil nu. Les appareils numériques ont cette compétence de pouvoir mieux capter les différentes lumières qui composent la photo, et donc de mieux les mettre en valeur. Et voici donc la toute première photo que je prends de ce début de chasse aux aurores:

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Je découvre donc le tout début de l’aurore boréale, difficilement détectable à l’oeil nu, mais qui confirme donc ma première impression, cette tâche ou lueur que j’apercevais est bien une aurore boréale. Certes très infime pour le moment, mais cela ne peut que se développer désormais. Je rêvais déjà de pouvoir photographier des aurores boréales dans des endroits magnifiques tels que Skogafoss, Gulfoss, Stokness, ou encore l’épave de l’avion de l’armée américaine, mais je suis pris au dépourvu, et me retrouve comme un gamin, au bord d’une route, au beau milieu de nulle part, et donc sans premier plan à proprement parler, à ne plus pouvoir bouger et à attendre que l’aurore se développe. Ce choix, enfin, cette non capacité à vouloir chercher un endroit plus propice, s’avère largement payant, avec un spectacle de toute beauté…

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Le temps s’est littéralement arrêté pour moi, devant un spectacle d’une beauté que l’on devine au fil des photos de professionnels, mais dont on ne prend finalement la réelle dimension qu’en l’ayant sous les yeux. Sans m’en rendre compte il est déjà près de 2H du matin! Il m’est vraiment difficile de résumer avec des mots ce moment particulier et surtout privilégié. Je pourrais simplement vous donner les quelques réglages que j’ai appliqué pour la prise de ces photos: Trépied bien entendu indispensable, 800 ou 1600 ISO, 25-30 secondes de temps de pause, mise au point vers l’infini, et f à 2.8. Pour les perfectionnistes il serait mieux de descendre le temps de pause afin d’éviter le flou de bouger des étoiles, mais aussi si votre appareil le permet de jouer avec les ISO. Pour ma part monter à 1.600 ISO est déjà très risqué, et on remarquera du bruit. Je ne peux cependant vraiment pas me plaindre du résultat des photos, qui va au delà de mes espérances. Tellement d’ailleurs que sur le chemin du retour vers l’auberge, je m’arrête une dernière fois pour en profiter…

J’arrive à l’auberge vers 2H30 du matin, après avoir hurlé à plusieurs reprises « Merci » dans ma voiture, comme un gosse, le sourire aux lèvres. Je considérai les aurores boréales comme une possible cerise sur le gâteau dans ce voyage, et voilà que dès les premières heures j’ai droit à ce spectacle unique en son genre. Je mesure ma chance, mais ne peux m’empêcher de penser qu’avec un tel début de voyage, d’autres magnifiques surprises ne manqueront pas de parsemer ma route.IMG_8094

Jour 2: Péninsule de Snaefellsnes,de surprise en surprise

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5 réflexions sur “Jour 1: l’Islande, ça commence fort, très fort!

  1. Pingback: Retour en terres islandaises, en solo! | Les voyages de la famille Tierce

  2. Génial d’avoir pu assister à des aurores boréales dès ton arrivée! Un sacré beau message de « bienvenue sur mon île » de la part de l’Islande!

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